Le concours Construction Manager of the Year, organisé chaque année en Angleterre, verra cette année un finaliste mauricien. Cédric Fournier, 26 ans, Chief Operating Officer (COO) au Prime Pillar Group, concourra en effet dans la catégorie “Rising Star”, qui récompense les jeunes professionnels de la construction pour leur esprit innovateur. Le Mauricien se dit heureux de se retrouver parmi les finalistes, même s’il concède que la compétotion s’avère très difficile.

Le Construction Manager of the Year est une compétition pour les professionnels du bâtiment qui existe depuis 1978. La finale pour les différentes catégories est prévue le 25 novembre prochain. COVID-19 oblige, c’est à travers internet que se déroulera cette finale à partir de 19h30 (GMT), soit 23h à Maurice. La catégorie “Rising Star” récompense les jeunes ayant un minimum de sept années d’expérience et au cours desquelles il a contribué à innover dans le secteur.

Cédric Fournier a choisi d’axer sur le “green building”. Déjà, en 2016, alors qu’il étudiait à l’université de Cape Town, il avait remporté le Greenovate Award, concours entre les étudiants des différentes universités sud-africaines. Il a également remporté le Tower Property Fund Book Prize en 2017 pour le meilleur projet de recherche dans le domaine de la construction.

Détenteur d’un BSc (Honours) in Property Studies de l’Université de Cape Town, il est aussi Chartered Building Engineer et membre de la Chartered Association of Building Engineers. Il est également un évaluateur certifié, ayant en effet travaillé sur plus de 2 500 projets immobiliers. Aujourd’hui Chief Operating Officer au Prime Pillar Group, il a pourtant commencé au bas de l’échelle, comme Trainee Valuer, avant de gravir les échelons. A 25 ans, il était déjà Valuation Manager. C’est ce qui a compté également, dans sa sélection comme finaliste dans la catégorie “Rising Star”. « Je suis très heureux de me retrouver à ce stade de la compétition. Les autres finalistes sont de haut calibre, mais je considère que c’est déjà une bonne expérience. Cela m’a permis notamment d’échanger avec eux. »

Parlant de son métier, il avance que beaucoup de personnes ne réalisent pas que la construction représente 50 à 60% des ressources du pays. « Apporter un changement dans la construction, c’est changer tout un ensemble. » Abordant la question de “green building”, il avance que le concept doit à la fois englober l’efficacité, la qualité de vie et le respect de l’environnement. « Par exemple, on a beaucoup parlé de Smart Cities, mais on n’y parviendra pas sans adopter le “green building”. »

De même, ajoute-t-il, l’accent ne doit pas être mis uniquement sur l’engineering, mais également sur le marketing. « Il faut penser pourquoi quelqu’un aimerait habiter dans un tel bâtiment. » Même si Maurice a encore du chemin à faire à ce niveau, il concède que « le talent est là, il faut l’utiliser ». Parlant de l’effet de la crise économique sur le secteur du bâtiment, il est d’avis que cela ralentira le progrès. « Nous sommes dans la “new normal”, le bâtiment doit s’adapter aux besoins des personnes. » Aux jeunes qui souhaitent se lancer dans le bâtiment, il conseille de suivre leur passion et de croire en eux.