« Nothing personal, mais nous ne pouvons pas aller aux prochaines élections générales avec Navin Ramgoolam comme Premier ministre éventuel », a affirmé le leader du MMM, Paul Bérenger, ce jeudi 25 février. Les leaders du PMSD, du MMM et du Reform Party ont tenu une conférence de presse pour faire le point sur la situation entre les partis de l’opposition, à l’hôtel Labourdonnais, à Port-Louis.

« Le 27 janvier dernier, lors d’une réunion formelle, à quatre dirigeants, nous avons discuté du fait de ne pas vouloir présenter Navin Ramgoolam comme Premier ministre dans une alliance éventuelle. D’autres propositions ont été faites en ce sens », a indiqué Paul Bérenger.

Le leader du MMM a précisé que la question ne concerne nullement le leadership du PTr ou de la démission de Nando Bodha. « Cela ne nous concerne pas. Toutefois, nous souhaitons que le PTr soit dans l’alliance pour les élections municipales et éventuellement les élections générales », a-t-il fait ressortir.

Pour les élections municipales, Paul Bérenger a déclaré, qu’à ce stade, le MMM, le PMSD et le Reform Party s’y présenteront ensemble. « Nous verrons comment les choses évoluent au PTr, du côté de Nando Bodha, et même du côté de certaines organisations citoyennes. « Nous sommes open minded », a fait comprendre le député

Le leader du MMM souhaite d’ailleurs qu’Arvin Boolell poursuive son travail comme leader de l’Opposition à l’Assemblée nationale.

Xavier-Luc Duval a estimé, pour sa part, qu’aujourd’hui, la balle est dans le camp de Navin Ramgoolam. « Il reste un ami personnel. Aujourd’hui, le pays passe avant tout. C’est notre droit de ne pas le présenter comme Premier ministre. La porte reste néanmoins ouverte et nous attendons des signes positifs de leur part », a-t-il dit.

Pour les élections municipales, XLD veut d’une équipe composée du PMSD, du MMM et du Reform Party « soudée et digne » du pays. Il souhaite également mettre en place “un programme avant-gardiste” pour le pays.

Roshi Bhadain a abondé dans le même sens, en affirmant qu’il souhaitait lui aussi que le PTr soit à leur côté. « C’est à eux de résoudre les problèmes internes de leur parti. Ce n’est pas à nous de rentrer dans leur fonctionnement ou leurs prises de décisions pour savoir quelle direction prendre », a déclaré le leader du Reform Party.