Le ministre des Finances, Renganaden Padayachy, a complété la semaine dernière ses consultations prébudgétaires par deux séances de travail avec le ministre de la Culture, Avinash Teeluck, et le ministre de la Fonction publique, Teeruthraj Hurdoyal, après avoir rencontré tous les ministres successivement mercredi et jeudi.

Le coup d’envoi des consultations prébudgétaires avait été donné le 12 avril. Le ministre avait donné le ton en indiquant que, pour la deuxième année consécutive, le budget sera présenté « dans un contexte difficile », après une contraction de l’ordre de 15% de la croissance économique depuis le début de la crise sanitaire liée à la Covid-19 en mars de l’année dernière.

Pour le prochain budget, qui devrait être présenté dans 15 jours, « il s’agira de présenter des mesures qui permettront au pays de retrouver le chemin de la croissance forte afin d’atteindre au plus vite le niveau de la croissance pré-Covid ». Sa stratégie, a-t-il expliqué, « est de préserver la production des biens et des services, et d’éviter toute infraction sur la capacité de production du pays, de limiter les défauts de paiement et les faillites, de manière à ce qu’il n’y ait pas de contamination du système bancaire et financier ». Pour lui, le principal défi du budget 2021-2022 sera d’établir un équilibre entre la réforme et le plan de relance.

Depuis le lancement des consultations budgétaires, le 12 avril, le ministre de Finances et son équipe ont rencontré les représentants d’une centaine d’organisations, couvrant tous les principaux secteurs d’activité du pays, et pratiquement tous les domaines. Le ministre a commencé par rencontrer les représentants du secteur privé, qui ont mis l’accent sur les mesures à prendre en vue de la réouverture de nos frontières et sur l’urgence pour le pays de sortir de la liste noire de l’Union européenne et de la liste grise du GAFI. « Le prochain budget nécessitera un acte d’équilibre afin de naviguer entre la responsabilité fiscale et les projets nécessitant un financement. L’ouverture des frontières, le soutien aux secteurs en difficulté et aux secteurs émergents, ainsi que le développement d’un environnement durable et un programme de croissance inclusif doivent être pris en compte dans l’exercice budgétaire. »

L’extension du Workfare Programme pour les personnes licenciées, l’allocation d’une compensation à ceux touchant la pension de vieillesse par rapport à l’inflation, la publication du rapport du Pay Research Bureau, le contrôle de la flambée des prix sur le marché, l’élimination des gaspillages des fonds publics ainsi que le remplissage des postes vacants dans le secteur public ont figuré parmi les revendications syndicales.
Durant les consultations prébudgétaires, le ministre a également rencontré les représentants du secteur touristique, des PME, des agriculteurs, de l’industrie sucrière, des pêcheurs, des femmes entrepreneurs, des finances, des coopératives, de l’informatique et des BPO, de la jeunesse, des taxis, des artistes et des sportifs avant de faire le point avec tous les ministres.