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Les autorités sanitaires britanniques ont lancé jeudi les tests d’une nouvelle version de leur application de traçage sur smartphone destinée à contrôler la diffusion de l’épidémie de nouveau coronavirus, après avoir dû abandonner en juin une précédente version, inefficace.

Cette application est destinée à « aider les gens à comprendre s’ils sont à risque afin qu’ils puissent prendre des mesures pour se protéger et protéger les leurs », a indiqué le ministère britannique de la Santé.

Elle est entrée en phase de test sur la petite île britannique de Wight (sud), et le sera bientôt aussi dans le quartier londonien de Newham.

Contrairement à sa version précédente développée indépendamment des géants américains, son programme a été élaboré « en étroite collaboration avec des entreprises majeures de la technologie dont Google et Apple, des scientifiques et des experts médicaux (..) afin de développer une application de pointe qui soit sûre, simple et sécurisée », a expliqué le ministère dans un communiqué.

« Elle enregistrera le temps et la distance qu’un utilisateur a passés à proximité de quelqu’un, même s’il ne le connaît pas, afin de l’alerter si cette personne est ultérieurement testée positive au Covid-19 », indique le communiqué.

Plus de 41.000 personnes sont déjà décédées du Covid-19 au Royaume-Uni et la résurgence actuelle des contaminations rend d’autant plus nécessaire le traçage des malades.

Dans le monde entier, la mise en place d’applications de traçage a été considérée comme une étape essentielle dans le déconfinement mais s’est révélée très complexe, en raison des défis technologiques comme des questions de respect de la vie privée.

Le gouvernement britannique avait d’abord promis pour mai une application basée sur une approche « centralisée »- où le smartphone va vérifier sur un serveur central que le pseudonyme de l’utilisateur ne figure pas dans la liste des pseudonymes croisés par une personne contaminée.

Attribuant son échec aux restrictions imposées par Apple sur ses téléphones, le gouvernement avait finalement décidé mi-juin d’y renoncer et d’adopter l’approche « décentralisée » favorisée par les géants américains et mise à la disposition des autorités du monde entier. Les smartphones importent alors régulièrement la liste de tous les pseudonymes ayant croisé des personnes contaminées, et vérifient eux-mêmes si un pseudonyme figure sur ces listes ou pas.

C’est cette dernière version qui rentre jeudi en phase de test. Elle pourra également informer les utilisateurs du niveau de risque dans leur quartier ou leur permettre d’utiliser des codes d’enregistrement en arrivant dans des restaurants, cafés ou pubs.