Pour découvrir les trésors artistiques et culturels de l’histoire chinoise, il faut se rendre dans les musées d’art national de cet état de l’Asie centrale. Ils abritent des trésors, parmi lesquels de précieuses étoffes et tuniques de soies luxueuses des nobles de la cour impériale, ces lettrés qui cherchaient à se distinguer par le goût et l’élégance, avant la Révolution chinoise de 1911, après la dynastie Qing. Comme ces objets d’art, l’histoire des 55 minorités ethniques que compte la Chine s’apprend aussi dans ces établissements. Les musées de culture ethnique exposent, eux, les tenues traditionnelles des 55 minorités ethniques que compte la Chine, ceux qui possèdent une langue, une culture, des traditions et tenues vestimentaires qui leur sont propres. A Maurice, la Chambre de commerce chinoise possède quelques pièces, qu’elle invite à faire découvrir à nos lecteurs dans le cadre de la Fête du Printemps qui sera célébrée ce vendredi 12 février. Des Qipao aux broderies d’une grande finesse et d’une étendue de couleurs, jusqu’aux tuniques aux ceintures dong en passant par les accessoires ornés de pierres… C’est à la pagode Fok Diack, à la rue Rémy-Ollier, à Port-Louis, qu’elle nous présente une collection aussi diverse que la culture elle-même avec de grandes disparités selon les régions ou les ethnies. Et qui émerveille toujours autant les curieux.

Une tenue portée par les nobles de la cour impériale, appelée Longpao. Lors des différentes dynasties, les vêtements portés dépendaient également fortement du statut social, des positions politiques, ou de la profession. Par exemple, les broderies de dragons et le jaune vif sont généralement réservés aux Empereurs, et ce, à partir de la dynastie Tang (618 –907). Le Hanfu est une longue tunique, avec un col croisé dont le revers de gauche passe au-dessus de celui de droite. Plutôt ample, la robe est agrémentée de manches longues, et assortie d’un chapeau.

Historiquement, l’immensité du pays en même temps que les grands contrastes géographiques et climatiques amènent les différents groupes à développer des formes d’habillements et d’ornements très différents. Si les cavaliers nomades portent des vêtements qui reflètent leur amour des prairies, tout en les protégeant des éléments et du rude climat des hauts plateaux, certains Mongols portent de larges robes allant jusqu’aux chevilles, aux manches longues. Le chapeau donne un air d’élégance. Quant au choix des couleurs, les hommes mongols préfèrent le gris, le bleu et le brun, tandis que les femmes choisissent habituellement une palette plus large de rouge, rose, vert et bleu ciel.

Peut-être reflet d’un tempérament sociable, les femmes du Yi Zu choisissent souvent des couleurs vives et éclatantes. Le rouge, véritable porte-bonheur pour le futur couple de mariés, symbolise la bonne fortune et la chance en Chine.

Si hommes et femmes des grandes villes chinoises ont longtemps adopté le style occidental, il n’est pas rare de croiser des locaux habillés dans des tenues traditionnelles, surtout les femmes de la minorité ethnique de He Zhe Zu. Les robes aux manches larges descendent parfois jusqu’aux chevilles et se terminent par une large bande colorée, décorée de broderies. Une ceinture assortie autour de la taille sert à la fois pour souligner la forme et pour la fonctionnalité.

Les femmes du groupe ethnique de Dai Zu portent des vêtements qui reflètent leur amour de la nature et des animaux, comme les paons. Chez les minorités ethniques, le costume et les motifs qui l’ornent révèlent, à qui sait les décrypter, tout un langage symbolique exprimant le quotidien et contant les histoires d’un lointain passé légendaire: les grandes migrations, les personnages mythologiques, les rites et croyances.

Les Qipao, également appelés Cheongsam, sont des vêtements féminins hérités des Mandchous. Toujours très populaires aujourd’hui, ils ont évolué pour s’adapter aux codes vestimentaires occidentaux. Les femmes de l’ethnie Mung Gu Zu sont connues pour porter les Qipaos assortis à leurs accessoires de tête. Les habits féminins, les bijoux, et autres formes de parures sont naturellement plus élaborés et brillamment colorés. Les chapeaux font partie des indispensables dans la garde-robe d’une femme Mung Gu Zu. Ces chapeaux varient avec l’âge de la femme, la région et le statut social.

Comme pour toutes les minorités ethniques, chez les Mung Gu Zu le costume est empreint d’une forte signification sociale et culturelle et tient une place particulièrement importante. En effet, chaque groupe ethnique a développé son propre style de vêtement et de parures, transmis de génération en génération et décliné en une grande variété de nuances. L’habit masculin a généralement tendance à être plus simple et parfait pour tout, du travail physique à une sortie dansante nocturne en ville. Un costume typique des Mung Gu Zu se compose d’une longue tunique aux couleurs chatoyantes et des manches étroites portée sur un pantalon.

Les hommes Li Zu revêtent des kimonos en soie uni et sombre, assortis d’un gilet.

Lanzhou Lamien, l’adresse authentique des nouilles lamian

Les nouilles sont sans doute l’un des aliments les plus populaires d’Asie. Symbolisant longue vie, elles sont présentes à tous les événements: anniversaires, Nouvel An, etc. A Maurice, elles se font essentiellement à la machine. Mais une nouvelle adresse propose des nouilles faites à la main. Lazhou Lamien, sis à la rue Rémy-Ollier, accueille des Mauriciens depuis deux mois.

C’est le seul restaurant chinois de la capitale qui ne sert pas de porcs. Le gérant ainsi que Mohamed Ma, celui qui étire chaque jour les grosses pâtes de farine à la main proviennent de la province de Gansu où 50% de la population sont des musulmans. Leur spécialité, ce sont les nouilles appelées lamian, des nouilles étirées et façonnées à la main.

Ces nouilles chinoises fraîches sont fabriquées en tordant, étirant et pliant habilement la pâte en filaments pour former les nouilles. L’épaisseur de ces pâtes asiatiques varie et dépend du nombre de fois que la pâte est pliée.