La deuxième séance de la Court of Investigation – en vue de faire la lumière sur les circonstances entourant le naufrage du MV Wakashio, navire japonais battant pavillon panaméen – a donné l’occasion au président l’ancien Puisne Judge Abdurrafeek Hamuth et ses deux assesseurs, des experts maritimes Jean Mario Geneviève et Johnny Lam Kai Leung, de revenir sur la communication entre la National Coast Guard et le vraquier le 25 juillet dernier. La Court of Investigation a pressé de questions le commandant Manu de la National Coast Guard (NCG), d’autant plus qu’un seul des cinq appels de la garde-côte nationale a été enregistré à bord du navire échoué au large de Blue-Bay.

« Pourquoi seul l’appel passé par le poste de la NCG de Blue-Bay a été enregistré par le MV Wakashio le jour du naufrage ? », a demandé Jean-Mario Geneviève, Marine Engineer, l’un des assesseurs de la Court of Investigation. Une question à laquelle le commandant Manu de la National Coast Guard (NCG) n’a pu répondre à la reprise de son audition, qui avait démarré mardi. Le numéro 1 de la garde-côte nationale a évoqué un problème technique, soulignant par là même que « seul un expert pourra apporter des éclaircissements ». Lors de ce deuxième jour d’audition, le commandant Manu a produit plusieurs documents, dont le fil historique de surveillance de la NCG. Il a soutenu que le MV Wakashio a été aperçu vers 18h15 pour la première fois à Pointe-du-Diable, le 25 juillet 2020, et que cinq appels ont été enregistrés dans le Log Book du poste de la NCG de Pointe-du-Diable. Toutefois, le Commandant Manu a précisé que l’Operations Room n’a jamais été contacté. Des réponses qui ont poussé l’assesseur Jean Mario Geneviève à lui demander pourquoi les éléments de la NCG ne sont pas montés plutôt à bord.

Le témoin a précisé qu’il fallait d’abord obtenir le feu vert des autorités sanitaires. Il a aussi indiqué que le temps était mauvais le jour du naufrage et qu’il ne pouvait pas mettre la vie des officiers de l’équipe Marcoss en danger. C’est ce qu’il a aussi fourni comme réponse à une question de Me Khushal Lobine, l’homme de loi des assureurs du MV Wakashio.

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