Le championnat de volley-ball sera bouclé dès que possible

Alors que les équipes de football, volley-ball, basket-ball et handball attendent de reprendre le chemin de l’entraînement, une question mérite d’être posée. Et si une troisième vague frappait le pays, forçant tout un système à tourner au ralenti ? Combien de championnats seront annulés, comme lors des deux précédents exercices de la Mauritius Football Association (MFA) ? D’où l’idée de creuser un peu et de voir comment les fédérations comptent prendre le taureau par les cornes.

À vrai dire, la réponse surprend parfois. Car les présidents interrogés parlent avant tout de paramètres à respecter. Fayzal Bundhun, l’homme fort de l’Association mauricienne de volley-ball (AMVB), soutient que la décision ne vient pas de l’instance qu’il préside. « D’une part, nous avons le protocole imposé par la Fédération internationale (FIVB). De l’autre, nous devons nous cantonner aux règlements émis par les autorités locales », dit-il. Il cite ainsi, par exemple, le fait que les équipes devraient reprendre le chemin de l’entraînement sans toutefois penser à la compétition. Il faut savoir que l’AMVB compte elle aussi boucler son championnat d’ici peu.

L’Association mauricienne de handball (AMH), par contre, a quelques atouts dans sa manche. La compétition qu’elle avait prévue pour avril a été tout bonnement repoussée à fin juillet et couronnera le champion de l’année en cours. « De là, les matches s’enchaîneront jusqu’au 20 décembre, selon le calendrier proposé », explique Ludovic Carré, le président de l’AMH. Mais plus qu’un calendrier déjà établi, il veut aussi faire appel à la communauté des handballeurs pour toute éventuelle décision. « Je convoquerai une réunion avec les dirigeants de clubs et les capitaines, par exemple. » Reste que d’autres idées peuvent être mises en pratique. « On peut, par exemple, tenir un festival sur trois week-ends, ou faire jouer des matches de manière simultanée à trois endroits différents », ajoute-t-il.

Le basket-ball, qui est la seule discipline à avoir annulé son championnat au moment du prolongement du confinement, fait donc figure de mauvais élève. Mais Hedley Han, le président de la Fédération mauricienne de basket-ball, parle d’une stratégie qui sera mise en place au cas où. La saison de basket-ball démarre en règle générale en septembre, pour prendre fin vers le mois de mai ou juin. Et si une troisième vague venait à frapper le pays encore, comment la FMBB va-t-elle se racheter et désigner un nouveau champion ? « Une décision sera prise sur le moment, en fonction des événements et de la situation qui prévaudra à ce moment », dit le président de la FMBB. Mais encore ? « Il est difficile d’en parler. L’année dernière, nous avons pu boucler notre championnat. Et cette année, nous avons dû faire une croix dessus. Mais pour la prochaine fois, nous aviserons. »

Par contre, les trois présidents font un constat accablant : la décision de tenir ou pas la compétition ne les appartient pas tout à fait. « Pour le moment, nous n’avons pas accès aux infrastructures gérées par le ministère. Donc, malgré tous les protocoles, on devra toujours attendre. À moins que les protocoles imposés par la FIVB ne soient respectés », ajoute Fayzal Bundhun. Ce dernier soutient également que les décisions devraient être prises en consultation avec les fédérations concernées. « En France, malgré le lockdown, ils ont pu disputer des matches en professionnel. Donc, ici, si les décisions se prenaient en consultant les acteurs, peut-être que nous ne serions pas dans cette situation », conclut Fayzal Bundhun.