Saint-Denis - Ile de la Réunion

Le confinement partiel de l’île de la Réunion, en vigueur depuis le 31 juillet, a été prolongé jusqu’au 31 août, même si le couvre-feu a été réduit d’une heure en raison de la rentrée des classes lundi.

En Martinique, les autorités ont annoncé un confinement strict avec la fermeture des commerces non-essentiels, des locations saisonnières et les hôtels ainsi que des plages, et invité les touristes à quitter l’île. Les déplacements y sont restreints à un kilomètre maximum autour du domicile.

« La situation est extrêmement grave », a affirmé à l’AFP le ministre avant son départ pour les Antilles. « Ce sont des taux d’incidence que l’on n’a jamais connus dans tous les territoires de la République confondus », a-t-il ajouté, envisageant un probable renforcement du confinement en Guadeloupe, plus au nord.

« Il tombe sous le sens que nous allons devoir durcir les mesures de freinage tant il y a urgence », a expliqué le ministre mardi soir à la Guadeloupe. Il se rendra jeudi en Martinique où il sera rejoint par le ministre de la Santé Olivier Véran.

En Martinique, seule 22% de la population a reçu une première dose de vaccins. A titre de comparaison, à l’échelon national, Olivier Véran a annoncé que 80% des adultes étaient « primovaccinés ».

La Martinique est passée de 410 cas le 6 juillet à 4.171 la première semaine d’août, et 35 décès. En quatre semaines, 350 personnes ont été hospitalisées. Le variant Delta représente 40% des contaminations.

En Guadeloupe voisine, les chiffres explosent aussi (14 morts entre le 2 et le 8 août), et le variant Delta représente 88% des contaminations. Là-aussi, la couverture vaccinale est beaucoup plus faible qu’en métropole, et moins de 20% de la population y a reçu les deux injections.

Gérard Cotellon, le directeur général du CHU de Pointe-à-Pitre, affirme à l’AFP devoir « pousser les murs » pour installer des nouveaux patients. « J’ai recruté massivement, mais cela ne suffit pas », se désole-t-il.

Des soignants ont été envoyés en renfort depuis la métropole –240 soignants doivent s’envoler mardi de Paris pour les deux îles — et début août, les premières évacuations de patients ont été effectuées vers des hôpitaux de l’Hexagone.