Photo illustration (Photo by Christof STACHE / AFP)

La Swami Sivananda Government School a repris ses activités normalement hier en dépit du fait que deux enseignants ont été placés en quarantaine la veille. Le ministère de l’Éducation a expliqué cette situation par le fait que les tests PCR des deux enseignants se sont révélés négatifs au COVID-19. Il n’empêche que les parents sont très inquiets et souhaitent que l’école soit désinfectée. Mais selon le protocole du ministère, cela se fait uniquement lorsqu’il y a un cas positif dans l’établissement.

Beaucoup de parents ont préféré garder leurs enfants à la maison hier, en dépit du fait que les cours se déroulaient normalement à l’école primaire de Tyack. D’autres, qui n’étaient pas au courant que deux enseignants avaient été placés en quarantaine la veille, sont venus chercher leurs enfants en quatrième vitesse lorsqu’ils ont été mis au parfum.

Une mère de famille, dont l’enfant est en Grade 6, déplore le manque de communication autour de cette affaire. « Mon enfant fréquente cette école et c’est par les médias que j’apprends que deux enseignants ont été placés en quarantaine, après avoir été en contact avec une personne positive au COVID-19. J’estime que c’est un manque de respect. Au lieu de nous rassurer, on n’a fait que créer une situation de panique. Je n’ai pu fermer l’œil de la nuit quand j’ai appris cette nouvelle », dit-elle.

Cette dernière dit avoir fait le choix de ne pas envoyer son enfant à l’école pour le protéger. En même temps, ajoute-elle, les classes se poursuivent. « Mon enfant est stressé. Il me dit qu’il a ses examens du PSAC à passer et qu’il va rater les cours. Mais pour moi, la santé est prioritaire. C’est pour cela que nous lançons un appel pour que les autorités viennent au moins désinfecter l’école et faire le test PCR avec les autres enseignants. C’est la moindre des choses pour nous rassurer. »

Même si à ce jour, le premier test PCR des enseignants s’est révélé négatif, la mère de famille fait ressortir qu’il faut attendre le deuxième test dans sept jours pour être fixé. « En attendant, que fait-on pendant ces sept jours ? Va-t-on laisser les enfants continuer à aller à l’école et faire comme si de rien n’était ? Que va-t-il se passer si le résultat du test change dans sept jours ? » Elle précise qu’elle ne veut pas pointer du doigt les deux enseignants, mais souhaite que des dispositions soient prises pour protéger leurs enfants.

Sollicitée sur cette situation, Guillaine Rateau, présidente de la Parents Teachers Association de l’école, dit avoir pris connaissance des craintes et de la requête des parents. « D’après ce qu’on m’a expliqué, le ministère de l’Éducation a un protocole que les écoles doivent appliquer. Une désinfection est organisée lorsqu’il y a un cas positif dans un établissement. Or, ce n’est pas le cas pour le moment à l’école de Tyack. »

Elle dit toutefois partager les craintes des autres parents et soutient leur demande pour une désinfection générale de l’école. « Je comprends qu’il y ait un protocole à respecter, mais une désinfection pourrait garantir davantage de sécurité pour les enfants et aussi rassurer les parents. Je fais un appel aux autorités pour qu’ils considèrent la requête des parents. »

Rappelons que selon la Government Notice 119, sous la Quarantine Act 2020, le personnel de l’Éducation doit être vacciné ou produire un test PCR négatif pour avoir accès aux écoles. Cette mesure s’applique également aux parents.