Le président de la Government Teachers Union (GTU), Vinod Seegum, a écrit au Premier ministre, Pravind Jugnauth, pour demander que les enseignants soient inscrits sur la liste prioritaire pour la vaccination contre la COVID-19. Il s’appuie sur les recommandations de l’UNESCO et de l’Education International pour soutenir cette demande, vu que les enseignants sont en contact avec un certain nombre d’enfants chaque jour. « Teachers are in close contact with students and other adults indoor with poor ventilation for hours », a précisé Vinod Seegum.

Il s’agit d’une réalité des conditions de travail des enseignants que la GTU a tenu à porter à la connaissance du Premier ministre, Pravind Jugnauth. Dans ce contexte, il lui demande de considérer les enseignants sur la liste prioritaire pour la vaccination contre la COVID-19. Vinod Seegum ne manque pas de souligner que l’UNESCO et l’Education International ont d’ailleurs fait une demande similaire aux gouvernements à travers le monde.

Sollicité sur cette démarche, Vinod Seegum explique qu’il ne demande pas que priorité soit accordée aux enseignants par rapport aux autres citoyens, mais qu’il considère la réalité. « Il faut savoir que nous sommes membres de l’Education International, la seule fédération internationale dans le domaine de l’éducation, qui nous a invités à faire cette demande au gouvernement. Ils savent que nous sommes Covid Safe et ils souhaitent que nous gardions ce statut. Toutefois, quand on considère la réalité dans les écoles, il y a de quoi s’inquiéter, particulièrement avec les nouvelles variantes de la COVID qui se développent à travers le monde. »

Le président de la GTU cite en exemple les classes bondées, l’impossibilité d’imposer la distanciation physique en dépit des mesures prises par le ministère de l’Éducation, et aussi le fait que le port du masque n’est plus respecté par beaucoup, au sein de la population. « Il y a des gens qui se demandent pourquoi les enseignants veulent avoir la priorité. Nous avons demandé à être sur la liste après le personnel médical et autres Frontliners. Les écoles comprennent entre 800 et 900 élèves, les classes sont bondées avec 40 élèves ou plus, donc les risques sont réels. Nous faisons cette demande également pour le personnel non-enseignant. »

Même si, à ce jour, il n’a reçu aucune réponse des autorités, Vinod Seegum souhaite que sa demande soit entendue et fait appel à la compréhension de la population. « En considérant les enseignants sur la liste prioritaire pour la vaccination, on protège également les enfants qui fréquentent les écoles ainsi que les familles des principaux concernés. »
Il rappelle également que, pendant le confinement, « les enseignants ont été aussi des Frontliners à leur manière ». Il poursuit : « Les enseignants ont dû s’adapter, se réinventer, pour permettre la continuité des cours et prévenir le décrochage. Ils ont répondu présent pour les cours en ligne, à la télévision et pour les formations offertes par le Mauritius Institute of Education et l’Open University of Mauritius, dans ce contexte. »