Les députés de l’opposition pourront finalement obtenir leur Work Access Permit (WAP), qui leur permettra enfin de se déplacer durant le confinement.

Le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, a été informé par le Commissaire de police, ce matin, que les députés désirant obtenir une autorisation de sortie devront en faire la demande auprès du Clerk de l’Assemblée nationale.

Un développement qui survient après que le député de l’opposition Richard Duval ait obtenu son WAP, suite à un affidavit déposé en Cour suprême par le biais de l’avoué Pazhany Rangansamy, et ce, contre le Premier ministre Pravind Jugnauth et le Commissaire de police Kemraj Servansing.

L’affaire ayant été appelée en cour ce matin, Khemraj Servansingh a été contraint d’autoriser le député Richard Duval à se déplacer durant cette période de confinement, sauf le dimanche.

Il lui est ainsi permis de se déplacer de sa résidence à n’importe quel endroit à travers Maurice, dans le seul but de remplir ses fonctions de membre de l’Assemblée nationale, sous réserve des conditions susmentionnées liées au permis.

Le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval a, en conférence de presse, ainsi souligné l’importance du judiciaire suite à cette décision. « Le Premier ministre ne m’a d’ailleurs même pas répondu suite à la lettre que j’ai lui ai envoyée. C’est le Commissaire de police qui a informé de cette décision. Néanmoins, c’est un grand pas pour la démocratie », a affirmé ce dernier.

Me Jacques Panglose affirme, pour sa part, qu’il a fallu aller en cour devant le Chef juge afin d’obtenir « ce qui est en somme quelque chose de tout à fait normal pour la démocratie ».

Adrien Duval estime que malgré le fait que de nombreuse personnes ont obtenu leur WAP, le gouvernement a, néanmoins, interdit les membres de l’opposition de circuler.

« Nou’nn trouve avek bann ressan evennman, avek inondasion dan Mahébourg, bann depite ti ena enn travay pou al fer. Mo ena pou dir zot zordi ki se enn gran viktwar pou la demokrasi e pou enn Etat de droit ».

Arvin Boolell, chef de file du Ptr, se demande, pour sa part, ce qui serait advenu si Richard Duval n’avait pas logé ce cas en cour et ce qu’aurait fait la police.

Il soutient néanmoins que la bataille a bien été menée par les avocats du député du PMSD.

« Je salue la décision prise par le Commissaire de police, mais elle vient du Premier ministre et de son gouvernement. C’était de la mauvaise fois de la part du gouvernement. Ce droit aurait dû être accordé dès le commencement (…) Heureusement que nous avons toujours confiance en le judiciaire et le directeur des poursuites publiques », a déclaré Arvin Boolell.