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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué vendredi ne pas s’attendre à une vaccination généralisée contre le Covid-19 avant mi-2021, alors que les préparatifs pour la distribution d’un vaccin s’accélèrent aux Etats-Unis.

« Comme vous le savez, un nombre considérable de candidats sont maintenant entrés dans la phase 3 des essais. Nous en connaissons au moins 6 à 9 qui ont déjà parcouru un long chemin en termes de recherche », a déclaré une porte-parole de l’OMS, Margaret Harris, lors d’un point presse à Genève.

« Mais en termes de calendrier réaliste, nous ne nous attendons vraiment pas à voir une vaccination généralisée avant le milieu de l’année prochaine », a-t-elle ajouté.

La porte-parole a expliqué que la phrase 3 des essais cliniques – c’est-à-dire l’étape de tests massifs sur des volontaires – prenait du temps car les scientifiques doivent vérifier si le vaccin est efficace et sûr.

Plusieurs dirigeants d’entreprises pharmaceutiques se sont engagés pour leur part jeudi à « ne rogner sur rien » et à respecter les normes de « sécurité » dans la course au vaccin contre le Covid-19, en dépit d’appels parfois insistants à lui préférer la rapidité.

Mais « la bonne nouvelle, c’est que les fabricants font déjà des paris sur celui qui sera probablement le vaccin et qu’ils réfléchissent déjà à la manière dont ils pourront augmenter la production de vaccins une fois que nous saurons lequel sera utilisé », a souligné Mme Harris.

La concurrence fait rage pour mettre au point un vaccin contre le Covid-19.

Aux Etats-Unis, pays le plus endeuillé au monde, les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) ont demandé « urgemment » aux Etats de faire le nécessaire pour que les centres de distribution d’un futur vaccin puissent être « complètement opérationnels d’ici le 1er novembre 2020 », soit juste avant l’élection présidentielle.

Fin août, le président américain Donald Trump avait par ailleurs promis un vaccin « cette année » contre le Covid-19.

A Genève, Soumya Swaminathan, scientifique en chef à l’OMS, a expliqué cette semaine aux journalistes que l’organisation a travaillé avec des experts du monde entier, notamment de l’Agence américaine des médicaments (FDA) et de l’Agence européenne des médicaments (EMA), pour « proposer des critères » en matière de sécurité et d’efficacité des futurs vaccins.

« Nous aimerions voir un vaccin ayant une efficacité d’au moins 50%, de préférence supérieure », a-t-elle annoncé.

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