Le 8999, hotline gratuit de Pils (Prévention, Information et Lutte contre le Sida), est actuellement mis à la disposition des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) « dans un souci de maintenir nos services en cette période difficile de crise sanitaire nationale et mondiale ». C’est ce qui ressort d’un communiqué émanant de l’ONG Pils, qui souhaite « rassurer nos bénéficiaires du maintien de nos activités, malgré la situation de confinement prolongé ».

Le 8999 est accessible, du lundi au samedi, de midi à 20h. Ceux qui appellent sur ce numéro de téléphone gratuit peuvent s’informer sur les prestations que propose Pils, de manière générale, et en ligne avec cette présente configuration de confinement prolongé. Ils peuvent également s’informer sur les services proposés par l’ONG pour rester auprès de ses bénéficiaires. De fait, « bien que nous soyons dans l’incapacité de faire l’accueil dans nos locaux, Pils poursuit ses activités, comme dispenser des informations et des conseils, aux PVVIH, qui sont doublement vulnérables, vu que beaucoup présentent des conditions de santé précaire ».

L’ONG rappelle que « les populations avec lesquelles nous travaillons, habituellement, sont davantage fragilisées, isolées et, présentant des comorbidités importantes, sont donc encore plus vulnérables au Covid-19 ». Pils n’a « pas chômé », même en cette période de confinement ! « En effet, depuis le début, nous avons mis en place un protocole de télétravail, auprès de nos membres salariés », indique encore le communiqué. Et ce, dans un objectif précis de maintenir les soins auprès des PVVIH. Ainsi, outre l’accompagnement et le suivi, avec un service individuel, « nous avons également veillé à divers autres besoins de nos bénéficiaires ».

L’ONG relève, sur ce plan, que « la sécurité alimentaire de nombreux PVVIH étant rendue précaire à cause du confinement, des partenariats nécessaires ont été mis en place pour y pallier, dans la mesure du possible ». De même, un partenariat étroit a été mis en place avec le concours du ministère de la Santé, « afin que les PVVIH puissent avoir accès aux traitements et médications ».

Pils fait ressortir que « nous ne sommes pas tous égaux face au confinement et aux épidémies ». L’ONG ajoute : « Le Covid-19 frappe brutalement, et met à nu nos inégalités. Avec nos 20 ans d’expérience dans la lutte communautaire, nous sommes convaincus que ce savoir-faire aidera dans cette présente bataille. » En tant que principal récipiendaire du Global Fund, pour la société civile, Pils « déploie tous les moyens techniques et ressources disponibles, afin de permettre à nos bénéficiaires d’affronter dans les meilleures conditions cette pandémie ».

Pils veille ainsi à la continuité de ses actions auprès des PVVIH. Porteur de la plateforme Océan Indien de Coalition Plus, l’ONG a également bénéficié de soutiens internationaux, sous forme d’une enveloppe d’aide financière. « Cela nous a permis de nous équiper et d’équiper certains de nos partenaires en termes de matériel de protection », explique Pils.
Par ailleurs, l’ONG retient : « De nouvelles solidarités s’installent dans le sillage de cette crise sanitaire qui frappe le monde entier. Aujourd’hui, plus que jamais, l’expertise communautaire dont dispose Pils peut contribuer dans la riposte nationale au Covid-19. »