La résurgence des cas de contamination à la COVID-19 ces deux derniers jours « n’est que le résultat d’un manque de précautions au début de la deuxième vague », pense le Dr Deoraj Caussy, virologue et épidémiologiste. « C’était prévisible », estime-t-il.

Après avoir préconisé un confinement de tout le pays dès les quatre premiers cas au début de la deuxième vague – ce que le pays n’a pas fait -, le médecin ne peut que constater, impuissant, ce qui était, « prévisible car on n’a pu enrayer les cas quand il le fallait ». Et de poursuivre : « J’avais mis en garde contre les résultats prévisibles et ces résultats sont là maintenant : les cas se sont répandus partout. Nous avons maintenant une transmission locale à grande échelle. C’est comme une carte géographique qui clignote vert et rouge selon différentes régions. »

Interrogé quant au degré de dangerosité de la situation actuelle avec 18 cas de contamination recensés en 24h, de surcroît dans plusieurs régions de l’île, le Dr Caussy répond que « le danger est omniprésent ». Il préconise ainsi d’observer plus que jamais les consignes sanitaires et de « ne pas baisser la garde ».

Que démontre la fluctuation entre zéro cas un jour, quatre cas le lendemain et 14 autres cas le surlendemain ? « Cela peut indiquer que la surveillance est incomplète », a estimé le médecin. Et d’ajouter que déconfinement total ou pas la semaine prochaine, il est impératif d’observer les gestes barrières et de bien porter le masque.

La situation est-elle incontrôlable ? « Le virus s’est répandu dans la communauté. Il est difficile maintenant de l’enrayer », a-t-il souligné. Les seuls moyens dont on dispose pour vraiment combattre la propagation, a-t-il dit, ce sont les gestes barrières et le vaccin pour toute la population. « On n’a pas su commander les vaccins quand il le fallait. Maintenant, il ne reste que les gestes barrières. »