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L a vice-Première ministre et ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun, met actuellement au point les détails de la reprise des cours au deuxième trimestre avec une éventuelle annonce prévue la semaine prochaine. Après les consultations avec les différents Stakeholders dans le courant de la semaine écoulée, le dossier était à l’ordre du jour des délibérations du Conseil des ministres d’hier. Tout laisse croire qu’un réajuste- ment du calendrier scolaire sur l’ancien système, comme annoncé par Le Mauricien la semaine dernière, pourrait être privilégié. Pour les modalités du deuxième trimestre, cle Blended Mode of Learning, soit en partie en ligne et en partie en présentiel, pourrait être retenu.

Entre 26 jours et 30 jours de travail scolaire à rattraper pour le premier trimestre. C’est le casse tête que le ministère de l’Éducation doit résoudre avant le 13 septembre, date de la reprise des classes. Les différentes options ont été présentées aux partenaires dans le courant de la semaine : poursuivre les cours jusqu’à 15h15, rattrapage le samedi, cours en ligne et, en dernier recours, le renvoi des exa- mens d’avril-mai-juin à septembre-octobre-novembre de l’année prochaine.

Ceux qui ont été invités aux discussions témoignent de la complexité de la situation, car, d’un côté, il y a le retard à rattraper et, de l’autre, le nombre de cas positifs au Covid-19 ne cesse de grimper. « Un retour à la normale au deuxième tri- mestre semble très peu pro- bable. On se retrouve avec environ 500 cas par jour. Ce sera très difficile de gérer la situation à l’école si tout le monde revient en même temps. C’est un peu le sentiment qui se dégage dans le milieu », dit Bhojeparsad Jugdambi, président de l’Union of Private Secondary Education Officiers (UPSEE).

En attendant les confirmations de la VPM et ministre de l’Éducation, le mode d’enseignement hybride pourrait être proposé pour le deuxième trimestre, soit les étudiants continueront à aller à l’école sur la base de jours alternés, soit trois jours pour ceux ayant des examens nationaux et internationaux, et deux pour les autres. Les jours où ils seront à la maison, ils auront droit à des cours en ligne. Ce qui ne se faisait pas au premier trimestre.

Pour cela, des syndicats ont suggéré que le Time Table soit organisé sur une semaine, et non sur deux, comme c’était le cas au cours du premier trimestre. « De cette façon, si l’étudiant est à l’école, on fera les cours en présentiel. Et si l’étudiant n’est pas là, on fera les cours en ligne. » Les options de rattrapage le samedi et de l’extension des heures de classe ont été rejetées par les syndicats. « C’est une réalité que beaucoup d’étudiants ont des leçons après l’école et le samedi. Les parents n’auraient en aucun cas privilégié le rattrapage à l’école. Il y a aussi la question de la disponibilité des bus scolaires aux heures de pointe », fait-on comprendre.

Si le modèle en ligne demeure le plus pratique, la question de la connexion et de l’accès aux outils se pose toujours. Pour Bhojeparsad Jugdambi, il est très difficile pour un étudiant de suivre une classe sur un smartphone. « A la rigueur, il faut une tablette », ajoutet-il. Même si l’utilisation de tableaux interactifs a été évoquée lors des réunions, sa mise en pratique demeure incertaine, car il faudra du temps pour en acheter et en installer.

Vu ces difficultés, la dernière option, soit la prolongation de l’année scolaire avec un quatrième trimestre, demeure la plus plausible. Dans lequel cas un retour à l’ancien calendrier scolaire s’imposera, puisque les examens de SC et de HSC se tiendront alors en septembre, octobre et novembre 2022. Toutefois, lors des consultations, les responsables de l’Éducation n’ont pas beaucoup élaboré sur ce point.