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La saison cycliste est terminée. Et la Fédération mauricienne de cyclisme (FMC) peut se targuer d’avoir tenu bon dans un contexte sportif difficile. À l’heure où la pandémie de coronavirus a frappé de plein fouet l’île Maurice, l’instance dirigeante du cyclisme a su s’adapter pour garder la tête hors de l’eau.

Lawrence Wong dresse un bilan plutôt positif de la saison 2020. Si l’on excepte les championnats d’Afrique sur route, reportés pour cause de pandémie, la FMC a tenu presque tous ses autres rendez-vous majeurs. « Selon ma lecture de la situation, les championnats d’Afrique n’auront pas lieu l’année prochaine non plus. » Pourtant, 2020 devait être une belle année pour le cyclisme mauricien. La FMC avait tout prévu, sauf la pandémie, qui a pris tout le monde de court. « On avait de grands plans pour 2020. Mais on n’a pas pu les tenir, situation oblige. »

L’un des grands projets de la FMC était bien entendu les championnats d’Afrique. Pour les raisons que l’on connaît déjà, ce qui devait être la plus grande manifestation cycliste de l’année a été renvoyée sine die. Et c’est d’ailleurs un des motifs de tristesse pour le président de la FMC. « Je pense aux jeunes qui se sont entraînés et se sont sacrifiés pour ces championnats. Ils avaient toutes les chances de réaliser une performance fort honorable », note Lawrence Wong.

L’autre projet de la FMC reste la mise sur pied du centre d’excellence en France. Ce projet constituait en un pied à terre pour l’élite du cyclisme mauricien, qui pourrait ainsi participer à plus de courses en France. « Ce n’est que partie remise. Le prochain comité aura la responsabilité de veiller que ce projet prenne forme. »

Mais il y a aussi les réalisations de la saison, avec un calendrier complété, dû notamment à une rapide reprise des activités après le confinement. « Nous avons été parmi les premières fédérations à reprendre. Cela a joué pour nous », explique le président. Cette reprise a tout de suite vu le comité se pencher sur l’organisation du Tour de Maurice version 2020. Avec l’absence des étrangers, il fallait donc réinventer la course. « On était conscient qu’il n’y aurait pas de coureurs étrangers sur le Tour. Je l’avais même prédit. Et nous nous sommes retrouvés avec deux options. Nous avons tout de suite mis la machine en marche. »

C’est donc dans ce contexte qu’est née la 39e édition du Tour de Maurice, qui devait aussi servir à promouvoir le tourisme local. « On voulait apporter notre aide au tourisme local », dit-il. C’est aussi dans ce contexte qu’est venue l’idée d’inclure les cadets dans le peloton du Tour. « Il y a quelqu’un qui a proposé l’idée. Et contrairement à ce qu’on peut croire, les membres du comité sont très ouverts. Nous en avons parlé avec Michel Thèze et le comité technique. La proposition a été retenue. »

Reste que 2021 pourrait être, à quelques détails près, similaire à 2020. Si le nouveau comité, qui sera élu le 30 courant (voir par ailleurs), devra plancher sur le nouveau calendrier, d’autres défis attendent le prochain président et ses membres. « Les plans sont déjà en place. Il suffit de veiller à leur implémentation. » Parmi, la relance et la mise sur pied du centre d’excellence, la Team MCB et le calendrier de compétitions. Mais il faudra aussi se concentrer sur la pérennité des académies de cyclisme. « Nous sommes en discussion avec Michel Thèze pour le coaching afin de permettre aux coureurs de ces académies de progresser », dit encore Lawrence Wong.