De très jeunes coureurs, à l’instar d’Alexandre Mayer, ont obtenu leur diplôme d’entraîneur de niveau 1 de l’UCI

Qui occupera les fonctions d’entraîneur national de cyclisme ? La question se pose, surtout depuis que la Fédération mauricienne de cyclisme (FMC) se retrouve avec 24 potentiels candidats depuis quelques jours. En effet, sur 36 aspirants-entraîneurs, ils sont 24 à avoir décroché leur diplôme d’entraîneur de niveau 1 de l’Union cycliste internationale (UCI).

La formation, entamée il y a un peu plus d’un mois, a vu l’abandon de six aspirants-entraîneurs, alors que quatre autres n’ont pas obtenu suffisamment de points pour décrocher le diplôme tant espéré. Parmi ceux qui ont obtenu le sésame de l’UCI, on note la présence de quelques jeunes coureurs, à l’instar de Sébastien Achille, Grégory Lagane et Alexandre Mayer. Cette formation, dispensée en ligne, est une première du genre pour l’UCI. À son lancement au mois d’avril, Michel Mayer disait toute sa satisfaction du nombre d’aspirants inscrits.

Finalement, sur les 34, seuls 24 ont réussi avec brio les examens, qui ont suivi les quelques quatre semaines de cours en ligne. En faisant le décompte, six ont abandonné en cours de route et quatre seulement n’ont pas atteint le nombre de points nécessaires pour obtenir le diplôme. Maintenant, la FMC se retrouve devant un certain embarras du choix quant à la nomination de son prochain entraîneur, qui cumulera aussi les fonctions de directeur sportif. Ainsi, sur les 24 nouveaux diplômés, la Fédération a reçu sept candidatures.

« C’est Michel Thèze qui nous aidera dans le choix du prochain titulaire à ce poste », explique Michel Mayer, président de la FMC et lui-même parmi les 24 nouveaux récipiendaires du diplôme de l’UCI. Il se dit d’autant plus satisfait que plusieurs jeunes aspirent à occuper cette fonction. Mais selon les bruits, quelques candidats, dont les noms ne sont pas divulgués pour le moment, sortent déjà du lot. « Michel Thèze va les contacter. Mais il faut savoir qu’il y a plusieurs critères, comme l’expérience, la connaissance du vélo, les qualités de leader. En outre, il devra travailler en collaboration directe avec le DTN », affirme Michel Mayer. Le prochain entraîneur national aura aussi la tâche d’encadrer les coaches des académies.

Par contre, s’il y a quelque chose que Michel Mayer ne veut pas perdre, c’est l’enthousiasme suscité par cette formation en ligne de l’UCI. « Il y a de très jeunes coureurs qui sont diplômés. Il faudra les garder actifs pour la suite. Mais avec 24 nouveaux venus, ils peuvent être redirigés vers les académies ou les clubs. » La FMC planche également sur une formation cette fois destinée aux commissaires. Cette initiative concernerait trois d’entre eux, qui auraient le niveau pour officier en élite nationale. « Idéalement, on choisirait un commissaire pour le VTT et deux pour la route », conclut-il.