Quelles sont les actions des sociétés coopératives pour la protection de l’environnement?

Nous avons déjà démarré un travail depuis quelques années en encourageant les sociétés coopératives à produire leur propre électricité. Nous avons ouvert des pépinières des semences biologiques. Nous formons aussi des membres sur l’hydroponique. Cette formation est essentielle pour qu’ils sachent comment produire pour une consommation saine. Cette démarche encourage aussi les jeunes à s’intégrer au mouvement étant donné qu’il est très vieux. La plupart de nos membres ont plus de 60 ans. L’un de nos plus grands défis est d’ouvrir la porte aux jeunes pour qu’ils sachent que ce secteur est prometteur. Nous oeuvrons dans cette direction dans les années qui viennent.

Alors même que le mouvement coopératif s’oriente davantage vers l’agriculture biologique, est-il facile de changer la mentalité des membres qui connaissent très peu de moyens de cultiver?

C’est vrai que cela existe. Mais lorsque les jeunes s’y joindront, les choses vont changer. Il ne faut pas oublier que c’est grâce à ces vieux que nous sommes parvenus à ce niveau. Nous avons notre chemin à faire et nous devons adopter la technologie pour que nous soyons plus performants. Les terrains font défaut et la population augmente. Nous devons employer la technologie pour que nous soyons plus efficaces. Nous allons le faire dans tous les domaines.

Le vieillissement du mouvement coopératif inquiète. Que faites-vous pour attirer les jeunes dans ce secteur?

Nous avons le plan Cooperative Development Fund pour attirer les jeunes. Une petite somme d’argent est offerte à toute nouvelle société coopérative en guise d’encouragement. Nous sommes dans la bonne direction. À ce jour, nous avons environ 30 000 jeunes.

La bonne gouvernance dans les sociétés coopératives et les Credit Unions a été remise en question après que des cas de mauvaise gestion ont été signalés. Que faites-vous pour assurer la bonne gouvernance ?

Il y a eu des changements importants dans la loi. Un président ne peut y rester à vie comme tel était le cas auparavant. Chaque trois ans, le président doit se retirer de ce poste et du comité exécutif. Ce n’est qu’après une année qu’il a le droit de retourner. C’est en conservant un poste pour de nombreuses années que nous remarquons qu’il se passe des choses pas normales. En empêchant cela, c’est le renouveau.