« It’s a shopping list of things Government will do for political reasons ». Le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, a donné le ton lors des débats sur le Budget 2021-2022, présenté vendredi par le ministre des Finances, Renganaden Padayachy.

Il n’y est pas allé de main-morte pour dénoncer et critiquer « le gaspillage et l’incompétence du gouvernement ». Il a déploré la « tonalité électoraliste » de ce Budget qui « ne fait que jeter la poudre aux yeux de la population », déjà en prise aux difficultés et à l’incertitude.

Le Budget est, à son avis, « truffé de faux chiffres et de non-dits ».

« Aucun des enjeux relatifs à l’avenir de notre pays n’a été traité ou pris en compte dans ce budget. Il n’offre ainsi pas d’espoir, pas de réforme structurelle et aucune solution. On prévoit Rs 65 milliards pour des projets qui n’auront aucun impact sur les revenus qui nous aideront à payer nos dettes. En tant qu’opposition, nous rejetons totalement ce Budget, inadéquat pour la vie difficile que nous endurons en ce moment », a soutenu XLD.

Il a déploré le fait que plusieurs points primordiaux n’ont pas été traités, du moins pas directement, tels que le fléau de la drogue, la Covid, l’aviation civile, le chômage ou encore l’environnement.

Pour XLD, le gouvernement « a ignoré les éléphants dans la pièce ».

En début de séance, il n’a pas manqué de souligner que, généralement, l’opposition avait droit à un jour complet pour étudier le Budget, mais que, cette fois, cela n’a pas été le cas, le budget ayant été présenté un vendredi.

Prenant le ministre des Finances pour cible tout au long de la séance parlementaire, XLD a soutenu qu’il est de la responsabilité de ce dernier de donner les « bonnes et mauvaises nouvelles ».

« Le ministre des Finances n’a pas agi avec courage et n’a pas assumé ses responsabilités. », a déclaré XLD.

Pour lui, ce « budget politique » permettrait au gouvernement de constituer un « war chest » en vue des prochaines élections.

Par ailleurs, XLD a déclaré n’avoir aucune confiance en les chiffres présentés par le Grand Argentier. Selon lui, quel que soit l’investissement proposé par le gouvernement, il ne couvrira pas les énormes dépenses à prévoir.