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L’année 2019 a été une année compliquée car il y a eu « énormément de changements dans l’écosystème de l’emploi à Maurice ». C’est ce qu’indique Vidia Mooneegan, nouveau président de Business Mauritius. En outre, selon lui, la situation politique a pris le pas sur les vrais enjeux économiques, surtout durant la seconde moitié de l’année. « Et nos membres sont confrontés aujourd’hui à de réels défis, tout comme l’économie en général », poursuit le patron de Business Mauritius.

L’organe principal du secteur privé plaide ainsi pour une meilleure écoute de la part du gouvernement afin que des solutions soient trouvées, notamment pour certains secteurs économiques clés qui sont en difficulté. « Il faut trouver des solutions, voir comment on va moderniser ces secteurs, tout en y mettant les “best practices”. Le défi sera aussi de voir comment utiliser les investissements dans la technologie et les infrastructures pour rendre encore plus compétitive l’économie mauricienne », résume le président de Business Mauritius. Il est très important, dit-il, « que l’économie revienne au centre des préoccupations » en 2020, d’autant que le pays aspire non seulement à sauvegarder les emplois existants mais aussi à en créer de nouveaux. Le défi consistera également, selon Vidia Mooneegan, à attirer les investisseurs. Et pour ce faire, il faut que l’environnement des affaires soit propice, ajoute-t-il.

Le président de Business Mauritius se montre néanmoins optimiste pour l’année à venir, et ce malgré les challenges auxquels le pays est confronté. « Il y aura énormément de travail en 2020. Ce sera une année de transformation, mais si nous travaillons de concert avec le gouvernement dans son ensemble et tous les “stakeholders”, nous y parviendrons. Nous devons travailler en vrais partenaires et le gouvernement doit être à l’écoute de nos membres et de la communauté des affaires en général, parce que c’est le secteur privé qui génère la richesse dans ce pays. Et si on ne peut générer cette richesse, nous aurons énormément de difficultés à la redistribuer. Nous devons travailler ensemble car nous avons tous un objectif commun : la prospérité et le bienêtre de notre pays », explique Vidia Mooneegan, avant de solliciter les efforts de tout un chacun. À cet égard, il a fait mention de « certaines décisions courageuses à prendre ».

Évoquant plus précisément ses attentes par rapport au gouvernement, Vidia Mooneegan soutient : « Lorsqu’on prend des décisions il faut voir quel en sera l’impact. Il faut de la consultation avec tous ceux concernés afin que les mesures prises soient dans l’avantage global du pays », surtout par rapport à toutes les mesures gouvernementales qui ont été initiées. Il est important, souligne-t-il, « d’analyser leur impact sur l’investissement et sur l’emploi notamment, et ce dans tous les secteurs de l’économie. »