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Les 113 maisons de fortune construites illégalement pendant le confinement sur les terres de l’État à Pointe-aux-Sables et dans certaines régions du Sud respectivement seront démolies ! Le ministre du Logement et des Terres, Steven Obeegadoo a, dans une déclaration à lemauricien.com, été catégorique : « Les autorités enlèveront les structures en suivant les procédures autorisées par la loi. Je suis dans mon rôle de faire respecter la loi et les terres de l’État. »

C’est vendredi dernier que des familles : installées pour certaines depuis peu dans les régions concernées ont été averties par une notice placardée sur leurs maisons en tôle qu’elles devaient évacuer les lieux. Les autorités leur ont donné un délai de 48 heures pour libérer les terres de l’État. Mais les familles ont refusé de s’en aller, insistant sur le fait qu’elles n’ont nulle part où se loger. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elles ont opté pour l’occupation des terrains.

Cependant, le ministère du Logement et des Terres qui enquêtait déjà sur la présence de ces maisons ne compte pas fermer les yeux sur cette situation. Les 48 heures accordées sont déjà passées et selon le ministre Obeegadoo les familles n’auront d’autre choix que de respecter l’ordre d’évacuation. « Sinon, dit-il, ce serait injuste vis-à-vis des demandeurs de logements qui font des démarches depuis des années, respectent la loi en s’inscrivant à la National Housing Development Company Ltd. » 

Le ministre du Logement et des Terres explique, des inspecteurs de son ministère s’étaient rendus à Pointe-aux-Sables, il y a deux semaines, pour faire un constat après avoir reçu des complaintes à l’effet que des squatters avaient commencé à occuper un « wetland. » Ces derniers lui indiquent la présence de 14 structures. « Cependant, elles n’étaient pas occupées. Au total, il y avait alors 29 cas du genre dans 4 à 5 régions du pays, » déclare Steven Obeegadoo. Et entre le 10 et le 11 mai, le nombre est passé à 57. Et au 19 du mois, 113.

Le ministre du Logement et des Terres affirme que des 113 habitations, 98 sont inoccupées. «Ce ne sont pas des personnes qui habitent les régions concernées qui ont construit ces structures. Elles ont profité du confinement pour marquer leur terrain. Si en l’espace d’une semaine le nombre de structures a été multiplié par 4, dans les jours à venir cela ira en augmentant ! » note le ministre. Steven Obeegadoo se dit conscient de l’urgence de la problématique des squatters. D’où, explique-t-il, son intention d’interpeller le secteur privé pour redynamiser la construction des maisons sociales.