(COMBO) This combination of pictures created on October 30, 2020 shows Democratic Presidential Candidate Joe Biden speaks during a voter mobilization event in Atlanta, Georgia, on October 27, 2020 and US President Donald Trump holds a Make America Great Again campaign rally at Lancaster Airport in Lititz, Pennsylvania, October 26, 2020. (Photos by JIM WATSON and SAUL LOEB / AFP)

Le rappeur Kanye West, un ancien enfant acteur, une libertarienne, un homonyme prohibitionniste de Phil Collins… Derrière le système bipartite américain se cache une ribambelle de petits candidats à la présidentielle. Plus ou moins sérieux.

– Kanye West –

Le trublion de la musique et de la mode a annoncé sa candidature à la Maison Blanche sur Twitter le 4 juillet, jour de fête nationale.

Sous l’étiquette loufoque du « Birthday Party », il n’a rempli les critères pour figurer sur les bulletins de vote – fluctuants d’un Etat à l’autre – que dans 12 Etats (sur 50) et n’a donc mathématiquement aucune chance d’être élu président.

Coup de folie? Coup de promo? La candidature du compagnon de Kim Kardashian, atteint de troubles bipolaires, suscite plus d’interrogations que d’enthousiasme.

Les soutiens de Donald Trump espèrent que le rappeur de 43 ans, ancien sympathisant du président républicain, pourra arracher quelques voix à Joe Biden au sein de l’électorat noir.

– Parti libertarien –

Le parti libertarien est, derrière les poids lourds démocrates et républicains, la troisième force politique du pays.

Défenseur des libertés individuelles, du libre-échange et d’une législation minimaliste, c’est le seul « third party » (parti tiers) à figurer sur les bulletins de vote de l’ensemble des 50 Etats américains.

Son candidat, Gary Johnson, ancien gouverneur de l’Etat du Nouveau-Mexique, avait récolté 4,5 millions de voix en 2016, soit plus de 3% du vote populaire.

Un record pour les libertariens, représentés cette année par Jo Jorgensen, professeure de psychologie de 63 ans créditée de jusqu’à 4% des intentions de vote dans les rares sondages prenant en compte les petits candidats.

– Parti vert –

La candidate du parti vert Jill Stein n’avait capté il y a quatre ans qu’environ 1% du vote populaire.

Mais beaucoup estiment qu’elle a contribué à la défaite d’Hillary Clinton en dispersant les voix dans des Etats-clés remportés de justesse par Donald Trump, comme la Pennsylvanie, le Michigan ou le Wisconsin.

Les couleurs du « Green Party » sont défendues cette fois par l’un de ses fondateurs, Howie Hawkins. Ce Californien de 67 ans, partisan d’une couverture santé universelle, revendique la paternité du « green new deal » aujourd’hui défendu par la frange progressiste du parti démocrate.

– Les autres –

Le Colorado et le Vermont sont les deux Etats comptant le plus grand nombre de candidats à la présidentielle (21) sur leurs bulletins de vote.

Certains sont affiliés à des partis, comme le parti pour le socialisme et la libération; le parti de l’alliance ou le parti de la Constitution, dont le candidat, Don Blankenship, a passé un an derrière les barreaux après une explosion mortelle dans la mine de charbon qu’il dirigeait.

Le parti prohibitionniste, favorable au retour de la prohibition des boissons alcoolisées, est représenté par un nom célèbre: Phil Collins, un homonyme de l’ancien chanteur britannique du groupe Genesis.

Une autre « célébrité » se présentera le 3 novembre, en tant que candidat indépendant, au suffrage des Américains dans une quinzaine d’Etats. Aujourd’hui connu pour ses activités dans la cryptomonnaie, Brock Pierce a joué dans sa jeunesse dans le film « Les Petits champions » et une autre comédie au nom prémonitoire, « Président junior ».

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