Ce n’est pas dans d’autres pays, à l’autre bout du monde que cela se passe. C’est dans nos villes, villages que chacun peut en faire le constat dramatique : enfants, bébés en danger, maltraités, enfants sans abri pendant le confinement !

L’ONG Développement Rassemblement Information et Prévention (DRIP) dont l’enjeu prioritaire est la prévention en matière de drogue auprès des enfants, a développé aussi un programme et des activités diverses pour favoriser le développement des enfants et des adolescents sur les plans social, éducatif, culturel, psychologique. Comment renforcer les chances des enfants grandissant dans des circonstances de vulnérabilité ?

Depuis deux ans, DRIP va vers les enfants dans différentes régions du pays et anime des ateliers pour le bien-être de la société dans son ensemble (enfants, parents). L’ONG déploie une aide en matière des droits de l’enfant à l’éducation, au logement, la santé, à une identité, à travers un programme d’accompagnement, découte des parents et des enfants pour un environnement intégrateur et un avenir durable. Un travail a été fait en amont de la Journée internationale des droits de l’enfant le 20 novembre 2020 et des ateliers autour de différentes thématiques (peinture, écriture, théâtre) ont abouti à un élan de solidarité en plein air le 21 novembre à l’Institut français de Maurice (IFM).

« A Maurice, c’est vraiment dommage de dire qu’en 2020 les droits de l›enfant ne sont pas vraiment respectés. Il n’y a pas suffisamment d’attention, d’efforts, pour mettre en avant ces droits. On note beaucoup de cas de violence, de maltraitance, récemment le cas du petit Ayaan). Il existe des lois, il y a le travail de la Child Development Unit (CDU), mais il faut les renforcer, les améliorer en fonction des réalités locales et un accompagnement sur le long terme…» C’est le constat d’Isabelle David Philippe, éducatrice et directrice de l’ONG Développement Rassemblement Information et Prévention (DRIP). Cette entreprise sociale créée il y a deux ans pour la protection des enfants vulnérables, notamment en matière de drogues fonctionne avec l’aide précieuse de bénévoles pour permettre aux enfants de se réaliser. Isabelle Philippe assure l’accompagnement des enfants de 5 à 12 ans, alors que Dany Philippe s’occupe des adolescents et des parents.

S’il y a des entreprises qui font appel à leurs services, ils vont cependant dans les régions hors du siège social de la DRIP à Floréal. L’ONG veut renforcer les chances des enfants grandissant dans des circonstances de vulnérabilité, renforcer leurs capacités à travers un développement communautaire et intégré. L’objectif principal est la prévention par rapport à toutes les drogues à Maurice, mais il y a des actions vers le culturel à travers des disciplines variées, dont des sorties récréatives avec la contribution même des jeunes au sein de la DRIP. Pas d’éducation, pas d’avenir !

L’ONG encourage le suivi scolaire après l’école, travaille sur les droits et les responsabilités des enfants et de leurs parents. Car il s’agit aussi de les éduquer sur leurs droits fondamentaux. «Il faut l’accès à l’éducation, le droit au logement, l’accompagnement à long terme pour le bien-être de l’enfant et d’autres actions encore plus rapides et une plus grande collaboration entre le monde associatif et les autorités pour renforcer l’aide en direction des enfants», déclare Isabelle Philippe.

drip… One Love Moris

C’est une campagne qui s’est déroulée en marge de la Journée de l’enfant dans onze régions de Maurice. Des personnes bénévoles issues la société civiles ont effectué un travail avec les enfants, en matière de santé, d’éducation, de logement, l’expression de soi, etc. La reprise de «One love», chanson de Bob Marley dans un style mauricien, et un clip musical sont autant d’initiatives pour les entourer d’amour. Les ateliers proposés par l’IFM dans le cadre de novembre numérique et toute la partie atelier d’écriture constituent un moment de détente, d’expression culturelle pour 250 enfants des différentes régions de l’île dans un élan de citoyenneté.