Nous constatons que le secteur agricole, en particulier le sucre, a été l’un des secteurs les plus innovants par rapport à d’autres. Croyez-vous que nous disposons désormais de toutes les ressources requises pour encourager l’innovation dans d’autres secteurs ?

Le MSIRI a été créé en 1953, et il y avait énormément de résistance. Même les gens au Parlement étaient contre. Et à l’époque nous n’étions pas indépendants. On pouvait jadis dire la même chose. Un pays doit être dynamique et doit pouvoir capter les opportunités qui se présentent. Nous parlons de plusieurs choses post-confinement. On avait délaissé l’agriculture mais on y revient. Mais il ne faut pas penser l’agriculture dans sa manière traditionnelle mais moderne, avec la technologie. Il y a tellement d’opportunités qui se présentent à notre pays. Nous parlons d’économie circulaire. C’est extrêmement important car nous ne pouvons  dépendre des autres lorsqu’il y a une pandémie. Il faut mettre en place l’écosystème. Lorsque nous avons commencé en 2017, nous n’avions pas grand-chose mais nous avons construit. Il y a une vision. Si nous avions réalisé cet événement en 2017, nous n’aurions pas eu autant de personnes.

Nous ne voyons pas autant d’interaction entre l’UoM et le secteur privé. Comment avez-vous pu convaincre les capitaines d’industrie de participer à cet événement ?

Voir tous ces capitaines d’industrie présents me rend fier. C’est tout un travail qui a été fait et leur donne confiance. Je pense que le travail porte ses fruits. Nous aurons une table ronde animée par le secteur privé. Quand aurons-nous songé qu’on aurait un tel événement avec les CEO ? Mais ils démontrent un intérêt à apporter leur contribution.

 

L’impact de la COVID-19 sur les finances est indubitable. Êtes-vous confiant que malgré la conjoncture économique difficile, les entreprises ne vont pas tiquer dans leurs investissements s’agissant de l’innovation ?

Les entreprises ont diminué leur budget mais elles ne sont pas dupes. Elles savent qu’elles ne pourront pas faire l’économie de l’innovation sinon elles sont mortes. Dans des temps durs, il faut injecter un peu plus.

Qu’en est-il du plan d’action qui résultera de cette Semaine de l’innovation ?

Nous viendrons avec quelques recommandations ce vendredi. Cela sera le début du plan d’action. Lorsque nous aurons un plan avec des recommandations, nous pourrons aller de l’avant. On va voir quelle sera la stratégie à mettre en place.

L’Université de Maurice est désormais membre de l’African Research University Alliance. Quels en sont les avantages découlant de cette adhésion ?

C’est une alliance très sélecte avec une douzaine d’universités en Afrique. Cela démontre qu’elle reconnaît l’effort de l’UoM dans la recherche. Il y a quatre ans, nous avons parlé de la recherche et de l’entrepreneuriat. L’AURA ne vous appelle pas juste parce qu’elle vous aime. C’est en voyant ce que nous faisons qu’elle nous a invitée. De plus, c’est aussi le côté prestigieux de cette alliance qui doit primer. Nous espérons que cela nous permettra de tisser des liens sur le plan africain mais aussi de développer des projets beaucoup plus ambitieux. Et sur le financement, la Banque africaine de développement donne beaucoup d’argent mais si on n’est pas dans le réseau, on n’aura jamais ce qu’il faut.