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La première partie d’une série de nouvelles directives de la part de la Gambling Regulatory Authority (GRA) sous la section 100 de la GRA Act a été rendue publique au courant de la semaine. Ces directives viennent remplacer celles de 2018 et 2019, et prennent effet immédiatement. On peut y constater plusieurs modifications et plusieurs nouvelles règles.

Pour commencer, l’instance régulatrice des courses a revu sa copie en ce qui concerne le nombre de chevaux nécessaires pour qu’une course soit tenue. La charge pécuniaire pour la commutation d’une suspension a également été revue, tout comme le délai pour être en mesure de loger un appel, entre autres. La suite devrait être moins plaisante pour le MTC, qui a déjà, selon nos sources, fait une demande pour que quelques-unes de ces directives soient revues. Comme l’avait souligné dimanche dernier notre confrère Week-End, la GRA a, comme principal objectif, d’avoir la mainmise sur le MTC pour prendre le contrôle de l’activité hippique et compte tenu des prochains amendements, on pourrait se demander quel sera le rôle du MTC dans l’organisation des courses cette année, outre celui de tout subir.

La Gambling Regulatory Authority est revenue à de meilleurs sentiments en ce qu’il s’agit du nombre de partants nécessaires pour l’organisation d’une épreuve au Champ de Mars. Alors que beaucoup ne comprenaient rien à la règle d’avoir six chevaux au minimum pour qu’une course soit courue, ce nombre a été revu à la baisse et passe désormais à cinq concurrents. Encore mieux, après la publication de la carte officielle, tout retrait n’occasionnera pas l’annulation de ladite course, tant qu’un minimum de trois concurrents soit au départ, comme c’est le cas pour les protected races depuis 2018. Une mesure favorable dans le sens où elle devrait réduire dans une grande mesure le nombre de courses annulées après la parution du programme.

Sanctions

et appels

Alors qu’elle était bien moindre en 2020, la commutation d’une suspension en amende coûtera bien plus cher aux cavaliers, qui n’auront de surcroît la possibilité de faire une telle demande qu’en trois occasions durant toute la saison. La première conversion sera d’au moins Rs 25 000, alors qu’à la prochaine commutation, un cavalier devra s’acquitter d’un minimum de Rs 50 000 et de la somme minimale de Rs 100 000 lors de sa troisième demande. Autre changement majeur est le fait que des suspensions sous une même charge, commises lors d’une même journée de compétition qui étaient auparavant purgées concurrents ne le seront plus cette année. « When the MTC suspends a jockey, the suspension shall not run concurrently with any other suspension but shall be run consecutively. » L’autre changement notable est le fait qu’un délai pour faire appel d’une sanction a été doublé et passe à 48 heures.

Des provisions ont aussi été faites au niveau de la sécurité, du dopage et du traitement des chevaux. Les infiltrations, qui sont une pratique commune au sein des établissements à Maurice, devront dorénavant être communiquées aux turfistes et les différents stakeholders du club. Le MTC devra aussi s’assurer qu’un cheval infiltré ne soit pas au départ d’une course au minimum huit jours après son traitement.

Au niveau des jockeys, hormis la règle interdisant à un cavalier de rempiler pour une quatrième saison consécutive au Champ de Mars et qui a mis hors jeu pour le moment Cédric Ségeon et Derreck David cette saison, tout étranger qui voudra être associé à un cheval d’un autre établissement dans une protected race devra avoir l’approbation écrite de son employeur. L’entraîneur qui alloue la monte devra, lui, informer le MTC de cette lettre. Un cavalier cette saison ne pourra pas, comme Ségeon l’an dernier avant la Coupe d’Or avec Black Cat Back et Alshibaa, piloter deux compétiteurs à l’entraînement avant de porter son choix. « The jockey shall be authorized to ride the designate horse at trackwork for a period of not more than two weeks », « The jockey shall not be authorized to ride any other horse in the Protected Race in any circumstances whatsoever. »

Mainmise

sur le MTC

Si cela avait été le cas l’an dernier, lorsque le nombre de compétiteurs avait été moins de quatre au départ, le stakes money pour les protected races ne pourront en aucun cas être revus à la baisse en 2021 et ces courses pourront de nouveau être disputées avec un minimum de trois partants provenant de deux établissements différents. Est considéré comme protected race toute épreuve listed, de groupe et celles ayant au départ uniquement des compétiteurs avec un rating supérieur à 50. Au niveau des épreuves de groupe, celles de groupe 1 seront désormais réservées à ceux ayant un rating de 60 et plus, alors qu’uniquement les chevaux avec un rating de 65 ou plus avaient le droit d’y participer l’an dernier. Pour participer à une joute de groupe 2, un compétiteur devra avoir une valeur de 60 minimum, mais les compétiteurs avec un minimum de 55 seront acceptés s’il y a de la place. En ce qu’il s’agit des épreuves de groupes 3, elles donneront priorité à ceux avec plus de 55 sur l’échelle des valeurs et seront acceptés les chevaux qui auront une valeur entre 54 et 50 si les stalles n’affichent pas complet.

Autre fait des directives de la Gambling Regulatory Authority est que, dorénavant, le MTC devra soumettre, à sa demande, et ce, dans les plus brefs délais, une copie de toute documentation et, si besoin est, d’un support audiovisuel de tout déroulement d’une enquête spécifique. Le Mauritius Turf Club devra aussi s’assurer de conserver les audios et vidéos pour une période minimum de trois ans. Ce nouveau règlement montre la direction que veut prendre la GRA, qui devrait cette année être en charge du board d’appel. En attendant la suite des directives déjà communiquées au MTC, qui a déjà fait une demande pour que quelques-unes d’entre elles soient modifiées, on peut déjà avancer que l’emprise de la GRA sur le Mauritius Turf Club est de plus en plus visible.