En ce début d’année, Le Mauricien a rencontré le Dr Ameenah Gurib-Fakim pour faire le point sur la situation après la pandémie de COVID-19 à Maurice. L’ancienne présidente de la République souhaite que l’année 2021 soit celle de la transparence, « où les Mauriciens pourront refaire confiance aux institutions ».

Concernant sa situation personnelle, Ameenah Gurib-Fakim explique qu’elle est toujours très sollicitée par des institutions et des médias internationaux en tant qu’ex-présidente et scientifique et que c’est sa façon à elle de continuer à faire la promotion de Maurice dans le monde. Elle fait aussi mention de la commission d’enquête sur les allégations qui l’ont amenée à quitter Le Réduit et qui a terminé ses travaux depuis février de l’année dernière. Et affirme qu’elle attend avec impatience la publication du rapport. « Je suis certaine que ce rapport sera à la hauteur des juges qui ont siégé sur la commission », ajoute-t-elle.

Ameenah Gurib Fakim nous avons noté que votre page Facebook s’ouvre sur une déclaration très intéressante et qui souligne que le leadership ne se résume pas à « hire and fire », mais à faire des choses qu’on pourrait laisser en héritage. Qu’avez-vous en tête en introduisant cette phrase ?

C’est un peu mon histoire et un peu mon parcours. Jamais je n’ai pensé pour que quelqu’un manifeste son pouvoir, il faut avoir la capacité de “hire and fire”. Pour moi, un leader, c’est quelqu’un qui doit savoir “lead from behind”. C’est une personne capable de mobiliser son équipe, qui connaît les qualités de chaque membre et qui les met en valeur afin de permettre à tout un chacun d’utiliser tout son potentiel au maximum.
Le vrai pouvoir est apprécié à juste valeur que lorsqu’on laisse une trace, un héritage sur lequel les autres peuvent construire. Je n’invente rien en disant les grands de ce monde, que ce soit Gandhi, Mandela ou les autres l’ont tous pratiqué. C’est Mandela qui a dit qu’un leader “is some one who leads from behind”. Je partage cet avis. C’est une pratique adoptée par plusieurs femmes qui occupent postes de responsabilité, que ce soit en Nouvelle-Zélande, en Finlande ou en Allemagne. Elles ont fait la démonstration d’un leadership différent empreint de compassion et de capacité d’écoute. Il y a une différence entre un “male centered leadership” et un “female centered leadership”.

Pensez-vous avoir été victime d’un leadership qui repose sur le « hire and fire » ?

“Hire and fire”, peut-être que certain l’a fait à mon encontre. Maintenant que je suis en dehors du Réduit, je me rends compte que j’ai laissé des traces. J’ai fait l’histoire en devenant la première femme à occuper les fonctions de présidente de la République. Sur le continent africain, j’ai été la première femme musulmane à occuper la fonction de chef d’État.

J’ai eu l’opportunité de servir mon pays à ce niveau. Je continue à le faire en étant très active à l’échelle internationale, même si je n’ai pas beaucoup de visibilité. J’ai reçu deux prix pendant l’année écoulée. Ce qui représente une reconnaissance de ma contribution, que ce soit au niveau de la science et de la recherche. D’ailleurs, je constate que la Thaïlande teste une plante médicinale qui existe à Maurice contre la COVID-19. La vie continue.

Ressentez-vous de l’amertume pour ce qui vous est arrivé ?

Je suis passée par une Commission d’enquête avec trois juges en fonction qui a duré trois ans. Ma dernière audition date de février de l’année dernière. J’attends le rapport avec beaucoup d’impatience. Je constate que plusieurs de vos collègues attendent ce rapport avec enthousiasme. C’est mon cas également. Ce rapport devrait faire la lumière sur beaucoup de “on dit”. Je suis certaine que ce rapport sera à la hauteur des juges qui ont siégé dans la commission.

Vous n’êtes pas la seule à avoir été « hire and fire ». Tel a aussi été le cas pour l’ancien Premier ministre adjoint, Ivan Collendavelloo ? Peut-on faire une comparaison ?

Ce que je trouve intéressant dans les deux cas, c’est que les décisions ont été prises sur la base d’une lettre émanant de la BAD dans le cas d’Ivan Collendavelloo et, dans mon cas, d’une lettre anonyme qui a atterri à l’ICAC. Cette lettre aurait fait des allégations très sérieuses.

En tant que victime de ces allégations, dans la mesure où j’ai été obligée de quitter le Réduit, une des premières actions que je compte entreprendre aura pour but d’obtenir cette lettre. Il semblerait que cette lettre évoque des fracas que j’aurais commis. J’aurais bien aimé connaître les fracas que j’aurais pu commettre. Ce sera légitime pour moi d’obtenir cette lettre.

Peut-on dire que vous avez connu une traversée du désert ?
Pas du tout. Ce que les gens doivent savoir, c’est que je n’étais pas une politicienne. Ma première action politique a été de devenir présidente de la République. J’avais une carrière derrière moi. Mes paires ne m’ont pas rejetée. Ce qui veut dire qu’en quittant la présidence, je suis désormais connue comme ancienne présidente, comme entrepreneuse que j’étais et comme scientifique. Ce qui me donne trois plateformes de conversation lorsque je rencontre les présidents en titre ou les ex-présidents de la République.
Ces trois plateformes sont très demandées sur le plan africain et sont considérées comme très importantes pour émergence du continent africain. J’ai donc toujours voix au chapitre en ce qui concerne le développement du continent et comme Maurice s’insère dans tout ce qui se passe au niveau du continent africain.

Peut-on dire que le monde était en panne en 2020 ?

Nous avons surtout constaté des faiblesses au niveau du leadership mondial. Lorsqu’on regarde les différentes pandémies, qui ont secoué le monde dans le passé, que ce soit au niveau de SARS-COV, que ce soit pour ce qu’il s’agit d’Ebola, elles ont toutes été prises très au sérieux au niveau du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Lorsque ces problèmes sont traités à ce niveau, les protocoles établis changent automatiquement. Or cela n’a pas été le cas dans le contexte actuel. Il y a eu du “blame sharing” mais nous n’avions pas eu droit au leadership dont nous avions besoin à ce moment-là. Au lieu de cela, on a vu les États-Unis se retirer de l’OMS pendant la crise. Si nous avions eu un leadership digne de ce nom au niveau international, les données auraient été différentes aujourd’hui. Cela démontre la nécessité de revenir vers le multilatéralisme et que les institutions internationales continuent à fonctionner comme il le faut.

Le président élu Joe Biden a annoncé que les États-Unis réintégreront l’OMS…

C’est vrai, mais il faudra également voir le leadership des États-Unis au niveau du changement climatique. Je ne dis pas que c’est le seul pays qui doit prendre le leadership, mais c’est un des “lead players”.

On doit reconnaître que les États-Unis, avec le président Trump, n’avaient pas pris la pandémie au sérieux au début…

Nous avons vu qu’en mars 2020, il y avait que 60 cas aux États-Unis. Si on avait pris les mesures qu’il fallait à cette époque, peut-être qu’on aurait pu éviter ce qu’on voit en ce moment.

Le vaccin sera-t-il une solution ? Attendons voir. Pour moi, 2020 n’était pas une année perdue. C’est vrai que l’économie était en panne. Mais elle a montré comment on devrait réorienter notre économie.
En ce qui concerne Maurice, nous avons bâti une économie basée sur le service, dont le tourisme. L’industrie touristique ne va pas vraiment émerger avant 2024. Que devrait-on faire entre-temps ? Dans quelle direction notre économie devrait-elle bouger ? L’agriculture est en difficulté et nous n’avons qu’aucune protection du genre de celle que nous avions bénéficié, dans le passé, avec l’Union européenne ; l’industrie du textile et de l’exportation dépend de l’évolution de la situation dans les grands marchés internationaux ; au niveau du secteur de service, nous sommes sur la liste noire de l’Union européenne. Que nous reste-t-il à faire ? Quelle direction donner à l’agriculture pour que nous soyons autosuffisants au niveau de l’alimentation et cela constitue un sujet de réflexion.
Préparons-nous nos jeunes à affronter les grands défis qui les attendent à l’avenir ? Selon le BIT, 60% des jeunes, qui naissent actuellement, travailleront demain dans des domaines qui n’existent pas encore. Notre système d’éducation prépare-t-il la jeunesse mauricienne à affronter ce genre de situation ?
Dans le domaine du textile on parle de plus en plus d’“automation”, de “reshoring”. Est-ce que nous réfléchissons sur les nouvelles tendances au niveau industriel dans le monde ?

La priorité du gouvernement est pour le moment la santé, pas l’économie. Que faudrait-il faire ?

La priorité, c’est la santé certainement mais il faudra aussi voir les autres virus que nous attaquerons bientôt, ce sont les virus du chômage et de la crise économique. Nous verrons plus clair avec l’arrivée des vaccins. Nous importerons les vaccins pour immuniser la population. Et après ?
À l’époque, il y avait un dialogue constant entre les capitaines de l’industrie et le gouvernement. Il semble que ce ne soit plus le cas. Quelle sera la stratégie du secteur privé dans le développement ? Pour prendre un exemple, il y a 50 ans, le PIB de la Corée était l’équivalent d’un pays africain. Ce pays a capitalisé sur l’éducation, sur l’innovation et sur les secteurs clés et des pôles d’excellence.
Il y a cinq ans, j’avais affirmé que nous avions une économie qui peut se résumer en trois couleurs : vert, bleu et blanc, à savoir l’agriculture, la mer et le service. Nous avons vu que l’économie des services s’est bien développée. L’industrie touristique en fait partie et nous a permis de vendre un rêve. Avec la COVID, est-ce qu’on peut revendre le modèle de service touristique que nous avions développé ? Non. Il nous faut l’innover et cesser de vendre la plage et la mer uniquement. Quelle image touristique devons-nous vendre ?
À Maurice, nous avons développé une tradition qui fait que nous sommes tous créoles, pas dans le sens communautaire et ethnique mauricien, mais comme un mode de vie. Nous vivons sur une île et nous sommes donc créoles. Nous sommes tous venus d’ailleurs et avons développé une culture métisse. Mes ancêtres viennent de l’Inde, d’autres viennent du Mozambique ou de Madagascar. Nous avons développé un métissage qui est devenu notre identité. C’est cette identité qui doit être à la base de notre image touristique : nous sommes un peuple métissé, un peuple créole.
D’autre part, nous avons une position stratégique dans l’océan Indien faisant de nous la “star and key of the Indian ocean”. Nous sommes au carrefour de l’Asie et de l’Afrique. Il nous faut jouer ce rôle pour l’avancement de notre pays. Sur le plan de l’économie bleue, nous avons une zone économique de 2,2 millions de kilomètres carrés, il nous faut pouvoir investir dans des infrastructures susceptibles de développer notre potentiel marin. Notre océan peut devenir une source d’énergie renouvelable très forte. L’océan, c’est également les ressources minières et de la pêche. L’économie verte, c’est tout le développement autour de notre biodiversité. Une stratégie transfrontalière avec des pays africains nous aurait permis de développer l’agriculture. Combien de produits de transformation aurait-on pu fabriquer ici ?

Si nous comprenons bien, il est nécessaire de susciter une réflexion profonde sur l’après-COVID…

Bien sûr. Nous avons une jeunesse qui constitue un potentiel immense au niveau du capital humain mais c’est également une arme à double tranchant. Avons-nous engagé une réflexion sur le capital humain ? Quelle réflexion avons-nous engagé au niveau de nos institutions ? Combien de personnes ont perdu confiance dans nos institutions ? C’est très grave parce que c’est la recette à l’anarchie. La préservation de la confiance dans nos institutions n’a pas de prix.

Vous parlez en connaissance de cause. N’est-ce pas ?

Je suis une victime de cela. Il nous faut tout faire pour que la population respecte davantage nos institutions. Sinon, chacun fera comme il le sait.

Quelles institutions avez-vous en tête ?

Je prends au hasard un exemple spécifique. Depuis toujours, le service météorologique a assuré les prévisions. Or je vois que bon nombre de personnes consultent la page Facebook d’un anonyme. Est-ce que les Mauriciens consultent la page Web du service météorologique pour avoir ses prévisions ou est-ce qu’ils consultent Hurricane.net et Météo France ? Il nous faut donc tout faire pour que les services météorologiques mauriciens soient les seules sources d’information crédibles.

Je ne vais pas parler de l’ICAC parce qu’il y a un aspect politique. J’ai eu froid au dos en constatant le pourcentage de réussite et d’échec au niveau des examens primaires et secondaires. Il y a eu 50% d’échec. C’est quoi ça ? Nous avons fait des réformes pour déboucher sur ces résultats ?

Lorsqu’on regarde des pays comme la Finlande qui ont passé tous les tests PISA (The Program for International Student Assessment), on se demande si nos écoles pourront le faire. PISA pourra nous indiquer la pertinence de l’éducation que nous offrons. Est-ce que nous développons la créativité de nos jeunes ? Est-ce que nous développons leur esprit critique ?
Dans le monde où nous évoluons avec le développement des achats en ligne, est-ce que nous nous donnons les moyens pour faire émerger le secteur ? Quelle formation donnons-nous à nos jeunes pour qu’ils deviennent des entrepreneurs dans ce secteur ? Je déplore à nouveau le manque de dialogue entre le gouvernement et le secteur privé.

Certaines personnes préconisent la nécessité d’avoir un ministère du Plan. Qu’en pensez-vous ?

Il nous faut avoir une plateforme où une réflexion concernant l’avenir du pays pourrait se faire. Le ministre du Plan normalement transcende tous les secteurs. C’est la seule façon qui nous permettra de relancer l’économie avec de nouveaux piliers comme cela a été le cas depuis l’accession du pays à l’indépendance.

Est-ce que l’institution politique joue son rôle comme il le faut ?

Il y a la politique et la politicaille. La politique est une institution très importante. Elle est à la base de notre démocratie parlementaire et de notre démocratie tout court. C’est l’institution politique qui définit l’encadrement légal du pays et adopte toutes les lois nécessaires pour le développement du pays. Ce sont les acteurs qui animent ces institutions qui assurent sa pérennité et son développement.

Si nous avons des gens compétents, nous aurons les résultats productifs et appropriés. Mais les décisions doivent être prises dans l’intérêt du pays, et non pas pour un groupe particulier, pour le bien-être d’un individu particulier, pour le bien d’un parti politique mais pour le bien commun et l’avancement du pays. Tant que nous n’adoptons pas cette logique et qu’on se contente de préparer le prochain mandat, nous n’irons pas très loin. C’est pourquoi certains pays réfléchissent sur l’importance d’une deuxième chambre.

Est-ce que l’opposition joue son rôle ?

L’opposition a un rôle majeur à jouer dans le système de démocratie parlementaire. Une bonne partie de l’opposition est animée d’une volonté de faire avancer le pays. Il leur faut toutefois éviter de tomber dans le piège de la politicaille et ne pas se contenter d’attendre le changement afin d’arriver au pouvoir. Il faut réfléchir dans l’intérêt de ce pays parce que nous avons une responsabilité pour la prochaine génération à tous les niveaux.
Quel héritage laisserons-nous pour la prochaine génération ? Toujours est-il que pour le moment, je ne vois pas sur quel pilier Maurice va rebondir pour avoir la croissance que nous souhaitons et quelle politique a été mise en place pour intégrer le continent africain qui est un continent d’avenir.

Depuis le 1er janvier, la zone de libre-échange entre Maurice et la Chine est entrée en vigueur alors que la zone de libre-échange du continent africain est aussi entrée en vigueur officiellement. Comment pouvons-nous profiter de ces développements commerciaux ?

Ce sont des développements intéressants mais qu’avons-nous à offrir afin de profiter de ces nouvelles facilités commerciales ? Est-ce que nous créons la connaissance alors que nous évoluons vers une économie de la connaissance ? On voit ce que la Chine fait en matière d’intelligence artificielle et d’Internet of things. Quelles interactions pouvons-nous avoir avec ce pays ? Est-ce qu’il y aura d’autres forces qui bloqueront notre interaction avec la Chine ? La question se pose. Que faisons-nous au niveau de notre diplomatie pour faire émerger le pays au niveau géopolitique dans l’océan Indien ?

Nous avons une carte à jouer, mais il faut pouvoir se projeter sur le long terme et ne pas se limiter au court terme. Que faisons-nous pour mieux contrôler notre zone économique ? On parle actuellement de la surexploitation du “tuba albacore”, avons-nous les moyens de savoir qui vont pêcher ce poisson dans la région ? Il y a des investissements à faire dans la région.

En ce qui concerne Wakashio, est-ce que vous pensez que le mal est derrière nous ?

Non. En tant que scientifique, I go by facts. J’ai besoin de savoir quel fioul a été déversé dans nos lagons. À ce jour, nous ne sommes pas en présence de la qualité de l’eau dans la région. Nous n’avons pas de basket studies pour savoir si les poissons commercialisés sont comestibles. Quel impact cela a sur la santé publique ? Est-ce que la qualité de l’eau répond aux normes requises pour se baigner ?
Plus important, quel impact la marée noire a eu sur notre parc marin ? Nous avons des coraux qui datent de 100 000 ans et ne savons pas comment ils ont été affectés. Il faut qu’un panel de scientifiques se penche sur la situation et vienne nous dire quel est l’état des choses et quel a été l’impact à court et moyen termes sur la santé publique. C’est seulement à ce moment-là que je me sentirai rassurée.
À ce jour, nous n’avons aucune information. Or, certaines études internationales considèrent que le VLSFO peut engendrer des problèmes hormonaux. Où sont les rapports sur les dauphins qui ont trouvé la mort dans nos lagons ? Il y a un “black-out”.

Vous êtes aussi signataire d’une pétition internationale initiée par Muhammad Yunus concernant les vaccins. Pouvez-vous nous en parler ?

Muhammad Yunus est d’avis que tout vaccin doit à terme devenir un bien public. Déjà nous voyons que l’Afrique est “at the far end of the queue”. Il ne faut pas oublier que “COVID anywhere is COVID everywhere”. Nous vivons dans un monde très connecté.
L’économie mondiale est basée sur la mouvance des gens. Ce qui veut dire mouvement des maladies, etc. C’est pourquoi nous militons pour que le vaccin devienne un bien commun international et que le droit de patente soit levé de façon à ce que ces vaccins puissent être reproduits et mis à la disposition de tout le monde.

Quels sont vos vœux pour 2021 ?

Je souhaite que 2021 soit l’année de la transparence. L’année où les Mauriciens pourront refaire confiance aux institutions. L’année où l’on pourra reconstruire ensemble, l’année où l’on pourra jeter les milliers pour l’émergence d’une île Maurice moderne.
Nous avons tout pour réussir dans ce pays, mais il nous faut un leadership fort, surtout dans ce contexte de crise mondiale et de crise économique afin qu’on puisse émerger comme un pays où il fera toujours bon vivre. Notre diversité est notre force et il faudra construire sur elle pour l’avancement du pays.

La présence du ministre du Commerce devant la cour de district a donné lieu à un important déploiement de la force policière, hier…
Je ne pense pas que la police a le droit de bloquer les citoyens et les empêcher de manifester pacifiquement. C’est un “breach of the right of the citizens”.

Pourrait-on voir Ameenah Gurib-Fakim sur la scène politique ?

Ameenah fait toujours de la politique à sa façon, surtout lorsqu’elle fait la promotion de Maurice à travers le monde. Je fais de la politique à ma façon pour aider mon pays. S’il faut faire de la politique autrement pour aider mon pays, je le ferai.