La première réunion interministérielle sur le « Drug Offenders Administrative Panel » est prévue ce jeudi, 22 octobre.

La mise sur pied d’un DOAP a pour but de répondre de manière adéquate aux problèmes de santé auxquels font face les consommateurs de drogues. C’était l’un des sujets abordés lors de la troisième réunion du Conseil de haut niveau sur la drogue et le VIH, présidé par le Premier ministre, Pravind Jugnauth, le 15 septembre.

Le chef du gouvernement avait ainsi évoqué la possibilité de s’inspirer du modèle portugais, dont le DOAP s’est avéré un succès pour les victimes de ces fléaux.

« Nous avons vu les recommandations qui ont été faites concernant le Drug Offenders Administrative Panel. Elles sont adressées essentiellement aux consommateurs de drogues et les traitements qui doivent être administrés. Actuellement, ils passent par un système légal, et ceux trouvés coupables sont condamnés. Ils sont soit condamnés à la prison, soit à une amende. Nous voulons voir comment faire pour tirer les victimes de l’enfer de la drogue et les aider à réintégrer la société », avait expliqué Pravind Jugnauth.

A cet effet, selon les recommandations du rapport de la Commission d’enquête sur le traffic de la drogue, chaque affaire de drogue soumise au DOAP, doit être examinée sur la base de ses propres mérites, mais aussi qu’un ensemble de critères objectifs et standard soit établi sous la forme de lignes directrices mises en place pour assurer une approche harmonisée, uniforme et transparente par tous les magistrats et par tous les juges. Une liste de contrôle peut également être établie et sera biffée au fur et à mesure de l’avancement du dossier par le magistrat ou le juge.

En outre, la Commission recommande que le DOAP maintienne une collaboration étroite avec tous les acteurs impliqués dans la lutte contre le trafic de drogue et dans la réhabilitation des toxicomanes : National Drugs Investigation Commission (NDIC), le Tribunal de la drogue, la Commission nationale de la politique en matière de drogues, le secteur privé, les communautés et surtout le rôle inestimable que les ONG sont appelées à jouer.

Le Conseil de haut niveau sur la drogue et le VIH comprend notamment les ministres de la Santé, Kailesh Jagutpal, de la Sécurité sociale, Fazila Jeewa-Daureeawoo, de la Justice, Maneesh Gobin, de la Jeunesse et des Sports, Stephan Toussaint, des représentants de la force policière, le Commissaire des prisons, ainsi que des représentants d’ONG actives dans le domaine de la lutte contre la drogue et le VIH/sida.