photo illustration

Maurice serait-elle victime d’un “dumping” de sucre importé de qualité inférieure destiné au marché local ? Toujours est-il que des consommateurs ont attiré l’attention de Week-End sur la présence de particules étrangères dans des sachets de sucre roux en granulés de certaines marques précises. Et encore plus, depuis que la vente du sucre au détail sur le marché local est devenue un business fort lucratif avec la libéralisation complète tant de l’importation que des prix de vente.

Interrogé à ce propos, Jayen Chellum, secrétaire général de l’Association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM) ,indique qu’aucune plainte en ce sens n’est parvenue jusqu’ici à son bureau. “Si tel est le cas, il serait bon de savoir si, comme le prévoit la Food Act, un contrôle de qualité est exercé sur tout le sucre importé ou produit localement qui est mis en sachet dans l’île en vue d’être commercialisé au détail”, dit-il.

Le secrétaire général de l’ACIM indique, à ce propos, que son association entend adresser une correspondance au ministère de la Santé pour s’enquérir du contrôle qu’exerce les services du Government Analyst pour s’assurer qu’effectivement des particules et autres corps étrangers ne soient pas en même temps ensachés que du sucre destiné à la consommation locale. Jayen Chellum rappelle que le sucre est un produit de consommation courante.

“Non seulement ce produit est présent à domicile dans la cuisine de chaque famille mauricienne, il est aussi d’utilité courante dans le commerce alimentaire, particulièrement dans la pâtisserie et pour la préparation de desserts et autres boissons sucrées”, dit-il. Autrefois strictement contrôlé, le commerce du sucre a depuis été complètement libéralisé. Ce qui fait que le prix de ce produit dont l’importation a aussi été libéralisée a augmenté considérablement en quelques années.

Ainsi, actuellement, un sachet de 2 kg de sucre se vend autour de Rs 70.00 dans le commerce. C’est dire combien le commerce au détail de ce produit est devenu, de nos jours, un business fort lucratif. Si bien que, semble-t-il, des hommes d’affaires sans scrupules sont prêts à mettre en sachets un produit ne répondant manifestement pas aux normes de qualité dans le but évident de se faire un maximum de profits. Vivement, donc, que les autorités interviennent.