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La firme JurisTax présente à Maurice, aux Seychelles, au Rwanda, en Afrique du Sud, en Chine et aux Emirats-Arabes-Unis (EAU), entend exploiter pleinement le potentiel du Moyen-Orient et où elle possède déjà un bureau – précisément à Ras Al Khaimah (l’un des émirats). Le groupe MCB est aussi présent depuis 2019 au cœur du Dubaï Financial Centre pour offrir ses services de Corporate Banking, Transaction Banking et Private Banking. Les EAU sont une juridiction très prisée pour la finance et les investissements internationaux et ces deux opérateurs mauriciens entendent bien en tirer parti.

JurisTax cible toute la région MENA (Middle East-North Africa) pour offrir ses services aux clients intéressés à s’engager dans des affaires aux EAU ou à avoir des structures d’entreprise à Ras Al Khaimah. Les sociétés offshore créées avec le Ras Al Khaimah International Corporate Centre (RAK ICC) bénéficient de nombreux avantages. Taroonah Doolub, avocate et directrice – International business, chez JurisTax, souligne que les EAU sont incontournables dans le domaine financier ; « c’est le centre du monde » et ils recèlent de nombreux avantages financiers et fiscaux pour faire du business. La qualité de vie et le cadre des affaires ne sont pas en reste. « There are no corporate taxes, no withholding taxes, free repatriation of profits and capital », dit-elle. Qui plus est, la juridiction est au premier plan en matière de facilitation des affaires et comporte un système bancaire et légal mature.

Pourquoi est-il plus avantageux de passer par les EAU plutôt qu’un autre centre financier ? Il s’est clairement bien positionné au fil des ans, notamment avec son réseau de traités de non double imposition et son régime fiscal. D’ailleurs, celui-ci est un aimant à investisseurs. En effet, si aux Seychelles la Corporate Tax est de 0%/25%/33%, elle est de 0%/10%/20%, à Guernesey et 0%, 8,25%/16,5% à Hong-Kong; aux EAU elle n’existe pas, tout comme la taxe sur les Capital Gains.

Concernant la Withholding Tax sur les dividendes, elle est de 15% aux Seychelles et de 0% aux EAU, à Guernesey et à Hong-Kong. C’est le même schéma pour la Withholding Tax sur les intérêts. « Ces chiffres parlent d’eux-mêmes », dit Taroonah Doolub. Quant à la facilitation des affaires aux EAU, c’est simple comme bonjour de mettre sur pied une entité et de la gérer dans les émirats. Plusieurs types de structures peuvent être institués « and there is no need for any particular local directors, there is no need for you to be psychically present to set up your entity there, so it is a very flexible and easy way to set up an entity from UAE. »

Sur la liste blanche…

Elle explique l’avantage pour un investisseur d’utiliser la plateforme financière des EAU. Prenons l’exemple d’un Chinois qui veut investir au Kenya. Il peut passer par un centre financier asiatique, sachant que le traité fiscal entre la Chine et le Kenya n’est pas encore applicable. Il peut utiliser Hong Kong, mais « after paying taxes in Kenya he will be subject to a withholding tax of 15% on any dividend payment from any dividend payment being remitted from Kenya to Hong Kong, ultimately to go back to China », soutient Taroonah Doolub.

Mais si cet investisseur chinois se tourne vers les EAU, « by virtue of the double taxation agreement between Kenya and United Arab Emirates, the withholding taxes from dividend payment from Kenya will be subject only to 5%, instead of 15%. There is a reduced withholding tax on dividend payment whenever there is a double taxation agreement in place ».

Sachant que les EAU comptent une centaine de traités de non double imposition fiscale…  Par ailleurs, après avoir payé la Corporate Tax de quelque 30% au Kenya, « when the money is being remitted as dividend and if that investor chooses UAE, with the reduced withholding taxes, he is able to optimize his funds, if you compare with other jurisdictions which have 15% as withholding taxes instead of 5% ». En outre, les EAU sont reconnus par l’OCDE et le GAFI, comme une juridiction Compliant et sur la liste blanche, « this is something that must be considered by any investor looking towards going offshore ». Taroonah Doolub a fourni ces explications lors d’une conférence virtuelle bilatérale, organisée conjointement par JurisTax et le groupe MCB.

 

« A growing demand »

La MCB est physiquement présente dans les EAU. Sebastian Graewert, Senior Executive Officer de MCB Dubaï, explique à quel point les opérations internationales ont augmenté leur part dans les bénéfices du groupe bancaire – qui est présent dans une dizaine de pays. D’ailleurs, selon les dernières données disponibles (juin 20) les activités internationales représentaient 62% des profits du groupe.  Sebastian Graewert rappelle les atouts du Dubaï International Financial Centre (DIFC) qui existe depuis 2004 et qui se trouve être le 8e plus important IFC au monde et le plus important de la région Moyen-Orient. « As a leading bank from Mauritius, we chose to be in this IFC to be closer to our MENA-based corporate institution clients and do business on the African corridor. Links between Africa and the UAE – and with Dubai in particular – are growing substantially. We see a growing demand from both corporate, institutional and private clients. The physical proximity to the MENA-domiciled clients complements and strengthens our value proposition », explique-t-il.

Abiodun Azeez, expert-comptable et Senior Relationship Manager à MCB Dubaï, rappellent que les services offerts par la banque dans les EAU gravitent autour de trois grands axes : Corporate Banking, Transaction Banking et Investment Banking. Mais la banque est aussi engagée dans le domaine du Private Banking. Il énumère divers exemples où la MCB a apporté son soutien financier à des clients internationaux à partir de la plateforme de Dubaï : « there was a transaction in Mauritius to build a hospital, being bided for by a GCC (Gulf cooperation council) contractor. At MCB here, we are helping the contractor to secure advanced payment guarantees, performance bonds, etc. for the contractor to submit his bid and this can also be replicated across Africa. »

Autre exemple, celui d’un conglomérat d’Asie du Sud : « this huge company is very active in Africa and is looking to sell its receivables in African countries and MCB offered financing solutions to this conglomerate ». Il y a eu le cas d’une compagnie émiratie qui a soumis une offre pour un projet lié à l’eau potable dans un pays de Afrique subsaharienne, « MCB is supporting the bid process and if the company wins the contract, we are going to support it with structuring and debt for that protect », poursuit Abiodun Azeez.

La MCB a aussi aidé un conglomérat très diversifié du GCC qui a fait l’acquisition d’une firme en Afrique du Sud ; « they want to expand the firm and we are supporting to expand that entity in Africa ». Un autre conglomérat des pays du Golfe qui a un projet énergétique déjà opérationnel en Afrique du Nord, mais qui cherche des solutions pour refinancer son investissement. Autant d’exemples des opérations menées par le groupe MCB pour connecter les pays du Golfe au continent africain.