– La crise a eu des effets dramatiques sur Casela avec une réduction de 75% de ses revenus

Les groupes du secteur privé se relèvent graduellement de la crise majeure de 2020 et Medine n’est pas en reste. Le groupe qui avait réalisé des pertes de Rs 571,6 millions sur l’exercice financier au 30 juin 2020,  est parvenu à renverser la vapeur et affiche des bénéfices de Rs 150,4 millions au terme de l’année financière au 30 juin 2021. Son chiffre d’affaires cède Rs 200 millions au passage pour s’établir à Rs 1 milliard, ce qui est dû notamment à la baisse d’activités dans les loisirs et l’hôtellerie.

L’environnement opérationnel et économique de l’an passé a engendré un manque à gagner conséquent pour le groupe en termes de revenus. Malgré tout, il a fait preuve de résilience sur ses activités de base en réalisant des profits. Cette résilience s’explique par l’optimisation opérationnelle engagée, qui a posé un socle solide pour l’exécution de la stratégie du groupe, lui permettant ainsi d’afficher également un profit opérationnel positif. A noter qu’une réévaluation  de la valeur des actifs fonciers, ainsi qu’une hausse du prix du sucre ont également contribué à ces résultats positifs. Bien que l’environnement opérationnel reste incertain et volatil en raison de la pandémie, Medine maintient ainsi le cap quant à la réalisation de son ‘Target 4-4’ annoncé l’année dernière, à savoir un programme de réduction de sa dette en dessous des Rs 4 milliards et de génération d’un EPS (earnings per share) durable de Rs 4 d’ici fin 2023.

Pour maintenir la tête hors de l’eau au plus fort  de la crise la Covid-19, le groupe s’est imposé une rigueur financière  en implémentant des mesures strictes de réingénierie des coûts dès le début de l’année financière 2020/2021. Cette politique a engendré une baisse de 21% de ses dépenses opérationnelles et amélioré ses profits opérationnels.

Si l’ensemble des secteurs d’activité du groupe  ont été impactés par le climat économique incertain qui perdure, les secteurs les plus touchés restent évidemment ceux des loisirs et de l’hôtellerie, mais aussi de l’agriculture. Les entreprises du groupe exposées au secteur touristique ont enregistré une performance considérablement en baisse avec les activités sportives de SPARC et hôtelières de Tamarina, qui ont vu leur revenu baisser de 68%. Le golf de Tamarina a également enregistré une baisse de 55% de ses revenus et les opérations de Casela Nature Parks ont, elles aussi, considérablement souffert avec des revenus en baisse de 75%, soit l’équivalent de Rs 166 millions. Le chiffre d’affaires du secteur agricole a été impacté à hauteur de Rs 39 millions pour tomber à Rs 491 millions, avec toutefois une hausse du prix du sucre contrebalançant la baisse  de production (causée par des conditions climatiques défavorables et une irrigation inadéquate due au confinement). Il est à noter que les mesures annoncées quant au prix de sucre et de la bagasse, laissent entrevoir une nette amélioration dans ce secteur pour l’exercice financier à venir.

« Bien que nos opérations – notamment celles liées aux loisirs et à l’hôtellerie – ont vu leur chiffre d’affaires considérablement impactés par la pandémie mondiale, l’ensemble des mesures mises en place par Medine à travers ses différents secteurs d’activités, a permis de mitiger cet impact. Ces mesures ont permis au groupe d’afficher de la résilience face au contexte sans précédent qui a prévalu tout au long de la dernière année financière et viennent affirmer la direction prise par le groupe pour améliorer les résultats opérationnels de chacune de ses entités », explique Dhiren Ponnusamy, CEO de Medine.

Le secteur de l’éducation (Uniciti Education Hub), a affiché un profit opérationnel de Rs 63 millions au cours de l’année financière 2020/2021 contre une perte de Rs 28 millions pour l’année précédente. Ce redressement a pu être réalisé grâce à trois principaux facteurs à savoir; la réalisation d’une croissance constante du nombre d’étudiants avec une augmentation de 25 % de la population estudiantine au niveau de l’enseignement supérieur chiffrée aujourd’hui à plus de 2000 étudiants, en majorité Mauriciens.

Les opérations immobilières ont quant à elles dans l’ensemble connu une très nette amélioration de leurs profits opérationnels, passant de Rs 55 millions à Rs 142. millions.  La terre demeure une valeur refuge et un investissement durable pour les Mauriciens, comme le démontre l’engouement enregistré pour l’acquisition de terrains ces derniers mois.