Le paiement du Wage Assistance Scheme (WAS) et du Self-Employed Assistance Scheme (SEAS) sera étendu jusqu’à décembre afin de soutenir les activités économiques, dont l’industrie touristique. C’est ce qu’a annoncé le ministre des Finances, Renganaden Padayachy,  à l’issue de la rencontre qu’il a eue avec les représentants du secteur privé hier après-midi dans la perspective de l’ouverture des frontières le 1er octobre prochain. Cette extension nécessitera des dépenses supplémentaires de l’ordre de Rs 2 milliards, a-t-il estimé

« Nous avons tenu à accompagner cette reprise aussi bien dans le secteur touristique que dans l’économie en général. Nous ne voulons pas qu’il y ait une fracture entre les activités économiques reliées au secteur touristique, qui reprend tranquillement avec le soutien du gouvernement », a déclaré Renganaden Padayachy, accompagné du secrétaire financier, Dev Manraj. Le secteur privé était représenté respectivement par Kevin Ramkaloan de Business Mauritius, de Jocelyn Kwok de l’Association des Hôteliers et Restaurateurs de Maurice (AHRIM), et de Yousouf Ismaël de la Mauritius Chamber of Commerce and Industry (MCCI).

Les discussions ont porté notamment sur les préparatifs en vue de la réouverture des frontières, les protocoles qui devront être respectés scrupuleusement et les défis qui devraient se présenter. Cette réunion spéciale sera suivie de la réunion trimestrielle du Joint Public and Private Committee pour passer en revue les autres éléments au regard de l’environnement des affaires et de l’économie. « Nous voulons donner un élément de confiance aux employés des secteurs d’activités concernées par l’ouverture. Nous faisons le maximum d’efforts pour que ce soit une réussite. Nous sommes en bonne voie concernant les autres éléments dans le budget, le Project Implementation Monitoring Agency et le Fast Track Committee sous la présidence du Premier ministre qui se réunit mensuellement pour suivre les projets d’investissements locaux. Tout est mis en place pour réussir le processus de la relance afin de retrouver une trajectoire économique plus dynamique et favorable à la population », affirme Renganaden Padayachy.

 

Jocelyn Kwok : « Une bouffée d’air frais »

Le CEO de l’AHRIM, Jocelyn Kwok, a dit son appréciation de l’attention accordée par le gouvernement aux demandes du secteur privé. « Le maintien du WAS et du SEAS jusqu’à décembre constitue une bouffée d’air frais et nous donnera les muscles nécessaires pour reprendre nos activités », a-t-il souligné.

Il note que sur la vingtaine de compagnies aériennes qui desservent le pays de manière régulière une quinzaine seront de retour avant décembre.  L’ouverture d’un nouvel établissement hôtelier est prévue vers le 15 octobre et un deuxième le 1er décembre. « Nous sommes très confiants. De plus, les risques sont mesurés et sont jugés acceptables. Nous savons que beaucoup plus de 100 000 personnes ont été affectées par la fermeture des frontières. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe au niveau du Redundancy Board pour se faire une idée de la situation et du nombre de familles qui sont affectées », a-t-il dit en soulignant.

Yousouf Ismaël : « Bon pour le cash flow »

Yousouf Ismaël, secrétaire général de la MCCI, s’est appesanti sur quatre points, à savoir que l’extension du WAS et du SEAS aidera beaucoup de compagnies en termes de « cash flow »,  la réouverture des frontières ne concerne pas que les touristes mais également les opérateurs commerciaux qui doivent voyager pour s’approvisionner, les opérateurs du secteur informel qui doivent se rendre en Chine afin de préparer les fêtes de fin d’année et le fret aérien pour aider les opérateurs à importer davantage de produits dont les médicaments. Yousouf Ismaël a aussi accueilli favorablement la mise sur pied du Project Implementation

Kevin Ramkaloan : « L’ouverture ne concerne pas que le tourisme… »

Le CEO de Business Mauritius, Kevin Ramkaloan, a mis en exergue que le gouvernement et le secteur privé opèrent de concert en vue de l’ouverture des frontières le 1er octobre. «  Cette ouverture se rapporte à toute l’économie puisqu’on parle de l’hôtellerie, de l’éducation, des finances et de l’immobilier », a-t-il fait ressortir par ailleurs.