Pour le leader du MMM, en attendant la prise de pouvoir en janvier du nouveau président américain, Maurice devrait préparer «un nouveau chemin pour recouvrer notre souveraineté sur les Chagos»

Si les résultats pour les élections présidentielles américaines ne sont pas encore connus, mais que tout indique que la victoire reviendra au démocrate Joe Biden, le leader du MMM est d’avis que ce changement à la tête des USA aura un impact sur le monde entier, dont Maurice. A ce propos, il rappelle que depuis le 4 novembre les Etats-Unis se sont officiellement retirés de l’Accord de Paris sur le changement climatique. «Les USA se sont aussi retirés de l’accord nucléaire sur l’Iran. Sous Trump, les USA ont pris des décisions extrêmes concernant la Palestine. Ils se sont aussi retirés de l’Organisation Mondiale de la Santé… » fait ressortir Paul Bérenger qui est d’avis que le monde entier est concerné par les résultats de ces élections, bien plus par Maurice s’agissant du dossier Chagos.

Le leader du MMM estime qu’en attendant la prise de pouvoir en janvier du nouveau président américain, Maurice devrait préparer, s’appuyant sur la résolution de l’ONU sur les Chagos déjà acquise, «un nouveau chemin pour recouvrer notre souveraineté sur l’archipel». Interrogé sur le démenti apporté par l’ambassadeur américain à Maurice, David Reimer, quant à un éventuel plan des Américains pour «coule bateau Maurice», comme soutenu par Pravind Jugnauth, Paul Bérenger estime que «dans de telles situations bizin conner ki cozer cozer. Napa coz n’importe». Selon lui, Pravind Jugnauth a joué sur les mots et a fait une interprétation de certaines choses. C’est ce qu’à démenti l’ambassadeur américain. «Maintenant qu’il y a un démenti, il faut savoir What’s next», dit-il.

Il rappelle qu’il y avait eu cependant une sortie virulente de Sir Anerood Jugnauth quand il était Premier ministre après une visite que des représentants américains et britanniques lui avait rendue. «SAJ était ulcéré des menaces proférées. Mais, à l’époque, il n’y a pas eu de démenti. Mais là, nous prenons note de ce qu’a dit l’ambassadeur. Et Pravind Jugnauth a un devoir de revenir là-dessus et surtout un devoir de revoir notre stratégie pour récupérer notre souveraineté sur les Chagos», dit-il.

Paul Bérenger fait par ailleurs ressortir «l’absurdité d’avoir recours à un bateau étranger pour conduire une délégation mauricienne aux Chagos. Evidemment que les Américains ne l’auraient pas permis. Cela ne veut toutefois pas dire ki zot ti pou coule nou bato. Mais pourquoi aller demander aux autres alors ki nou kapav prend seki nou ena, nou, le Premier ministre, leader l’opposition, les députés et les Chagossiens, nous aller. Ava guetter ki arriver».