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Un sergent de police affecté au poste de police de Brisée-Verdière ne comprend pas pour quelles raisons sa hiérarchie lui a refusé de se faire vacciner à la Covid-19 le 16 mars. D’autant que quelques jours plus tard, soit ce week-end, le policier a été contraint de se rendre dans un centre de quarantaine, après avoir appris qu’une de ses collègues avait été testée positive au virus.

Avant de gagner le centre de quarantaine, le sergent a néanmoins tenu à faire une entrée au poste de police samedi. Le sergent y avance avoir appris, après l’arrivée de la deuxième vague de la pandémie et l’annonce du lockdown, que la campagne de vaccination avait repris, avec priorité aux « frontliners ». Aussi le plaignant dit s’être immédiatement porté volontaire, et qu’il en avait d’ailleurs informé le Divisional Headquarter de l’est, qui devait ensuite transmettre son nom aux Police Headquarters.

Le 16 mars, le sergent est donc parti au Lycée Polytechnique de Flacq, transformé en centre de vaccination, et où se trouvent aussi un inspecteur de police et son équipe. Sur place, des membres du personnel de santé l’ont ensuite informé qu’ils étaient prêts à le vacciner, mais qu’ils devaient au préalable obtenir un ordre de son supérieur. Le sergent a alors approché l’inspecteur, qui lui a dit n’avoir reçu aucun communiqué du Divisional Headquarter le concernant. Résultat : le sergent n’a pu se faire vacciner comme prévu, tout comme d’ailleurs d’autres policiers, venus eux aussi se faire vacciner, et qui ont également dû quitter le centre de vaccination.

Mais ce qui n’aurait pu être qu’un contretemps ou un malentendu prend ensuite une autre tournure lorsque, samedi dernier, le sergent, alors à son poste de travail, reçoit un appel du ministère de la Santé l’informant qu’il fait partie d’un groupe de personnes ayant été en contact avec une Woman Police Constable (WPC) testée positive à la Covid. Cette dernière, affectée à la Police Prosecution Unit, avait en effet été envoyée au poste de police de Brisée-Verdière pour renforcer temporairement le personnel. De fait, le sergent de police a été informé qu’il serait placé en quarantaine, suivant les procédures en cours relatives au « contact tracing ». Ce qui chagrine ce policier, c’est qu’il avance qu’il aurait pu être protégé s’il avait été autorisé à se faire vacciner le 16 mars.

Toujours concernant la WPC découverte positive à la Covid, une équipe de police a été appelée à s’auto-isoler dans la journée de samedi. L’équipe en question – constituée d’un sergent, de deux constables et d’une policière – patrouillait en effet dans un van lorsque la policière a reçu un appel d’un préposé de la Santé lui demandant de se rendre immédiatement chez elle, car devant être mise en quarantaine. La policière en question aurait en effet été en contact avec la WPC testée positive.

L’équipe de police est donc rentrée aux Casernes centrales, où le véhicule a été remis à la Radio Workshop Division, avant d’être désinfecté. Le sergent et les deux autres constables se sont ensuite rendus à l’hôpital Jeetoo pour effectuer un test PCR, dont les résultats devaient être connus dans les 72 heures. En attendant, ils ont reçu l’ordre de s’auto-isoler.