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La Government Services Employees Association (GSEA) demande au ministère de l’Éducation de maintenir un système de rotation pour le personnel non-enseignant dans les établissements scolaires. Et, dans le même souffle, d’en introduire un pour ceux qui, jusqu’à présent, n’étaient pas concernés.

Dans sa correspondance, la GSEA déplore l’arrêt du système de rotation instauré pendant la période de confinement. Elle observe que les écoles sont ouvertes pour les examens et estime donc « injuste » que les membres du personnel non-enseignant doivent se rendre sur leur lieu de travail « tous les jours » alors qu’ils ne sont pas concernés par les examens. La GSEA est de fait d’avis que le système de rotation pour cette catégorie de personnes peut être maintenu jusqu’à ce que l’école reprenne normalement.

Elle note que même si le travail a repris « plus ou moins normalement » dans les autres ministères, la situation dans les écoles est « toujours la même que durant la période de confinement ». D’ailleurs, poursuit le syndicat, il a toujours été demandé au ministère de prévaloir « une approche plus humaine » pour que les membres du personnel non-enseignant « aient moins d’heures de travail pendant les vacances scolaires », car « due to the nature of our jobs as well as in practice and reality during school vacation, workload are not the same for all non-teaching staff ».

La GSEA précise que le ministère de la Fonction publique privilégie un système de travail à distance, soit de la maison, « quand c’est possible », et de faire le déplacement selon un calendrier de rotation. Elle rappelle que la COVID-19 est toujours bien présente et que les autorités découragent des « unnecessary movements », dans la mesure du possible. L’initiative du ministre de la Fonction publique est « clearly not to jeopardize lives and maintain safety and health at the workplace wherever the situation permits so ».

Ainsi, le syndicat estime que les membres du personnel non-enseignant – soit les employés des laboratoires de sciences et d’informatique, les assistants d’ateliers, le personnel des bibliothèques et tous ceux qui ne travaillent pas pour le Mauritius Examinations Syndicate (MES) en cette période d’examens – sont pénalisés en ayant à se rendre sur leur lieu de travail tous les jours, alors que la somme de travail est « bien moindre ».