Victime du changement climatique, Maurice se prépare pour partciper activelent à la Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP 26) en novembre à Glasgow. Le Premier ministre, Pravind Jugnauth, et le ministre de l’Environnement, Kavy Ramano, feront le déplacelent à la tête d’une délégation officielle. Maurice soumettra le rapport sur ses Contributions déterminées au niveau national (CDN) ou Nationally Determined Contributions. Mais avant, ce rapport sera soumis au conseil des ministres demain avant d’être rendu public.

La première rencontre du conseil interministériel sur le changement climatique présidé par le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a approuvé le rapport des CDN de Maurice. Cette séance de travail avait réuni les ministres et les officiels concernés par le dossier environnement. Ce rapport qui concerne l’atténuation des phénomènes climatologiques et l’adaptation de Maurice et sera soumis au secrétariat de la COP 26 a été approuvé après plus de trois heures de discussions.

Intervenant après la réunion, le ministre de l’Environnement, Kavy Ramano, a déclaré que la présidence du Premier ministre à cette réunion témoigne de l’importance qu’accorde le gouvernement aux impacts énormes du changement climatique. Il a avancé que le travail effectué lors de cette première réunion interministérielle sur le rapport des CDN a été approuvé avec des objectifs bien précis.

Après les discussions de cette première réunion, il y a eu l’apport de consultants, notamment ceux de l’Agence Française de Développement et du Programme des Nations unies pour le développement. Kavy Ramano a souligné qu’avant la date du 12 octobre 2021, le rapport des CDN sera soumis au secrétariat de la convention cadre du changement climatique. Il a ajouté que tous les ministères concernés ont l’obligation d’intégrer dans leurs activités tout ce qui a été décidé par les contributions déterminées au niveau national.

Kavy Ramano ajoute que engagements de Maurice auprès des CDN portent sur la réduction de 40% des émissions des gaz à effet de serre d’ici 2030, soit 2,8 millions de tonnes de dioxyde de carbone. Il a fait ressortir que le pays a besoin de USD 6,5 milliards du gouvernement et du secteur privé pour la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national. De cette somme, USD 4,5 milliards seront destinées pour l’adaptation et USD 2 milliards pour l’atténuation des phénomènes liés au changement climatique. Le financement des CDN, a soutenu Kavy Ramano, se feront à plusieurs niveaux. Pour le premier niveau dont le financement est de USD 2,3 milliards, la somme sera obtenue du gouvernement et des sources externes principalement venant des fonds climats, des partenaires et des pays développés grâce à leur plan d’aide.

Un autre point approuvé est que le ministère des Affaires étrangères et celui des Finances seront appelés à mobiliser les fonds nécessaires à l’adaptation et la mitigation des phénomènes climatologiques. La société civile et la population seront impliquées à ce sujet. Le ministre de l’Environnement a annoncé qu’à la mi-octobre, une campagne de sensibilisation sera organisée à tous les niveaux pour faire état du rapport qui sera soumis au secrétariat de la COP 26. De plus, une série de mesures pour les secteurs clés, notamment l’agriculture, la biodiversité marine et terrestre, les secteurs concernés par la réduction des risques de catastrophes, l’économie bleue, la santé le tourisme, la gestion de l’eau, les femmes sera établie.
Par ailleurs, Kavy Ramano a avancé que son ministère procède à la finalisation d’un plan d’action avec l’AFD et le PNUD. Une autre décision a été prise lors de cette première réunion. Il a fait ressortir que Maurice participera à la demande du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, selon laquelle les pays peuvent déclarer l’état urgence climatique. Ainsi, Maurice sera sur la liste des pays qui participeront à l’initiative d’Antonio Guterres. D’autres items à l’agenda du comité, a-t-il dit, sont en conformité avec l’Accord de Paris. Kavy Ramano a aussi parlé des financements étrangers obtenus par Maurice.
Les efforts seront accentués, a-t-il dit, de manière cohérente contre le changement climatique étant donné que ce phénomène touche tous les secteurs du pays.