Photo @Avinash Teeluck

Le ministre des Arts et de la Culture, Avinash Teeluck, a observé que la tenue de l’atelier de travail de l’Indian Ocean Committee (IOC), sous forme de webinaire, prouve « l’intérêt grandissant pour la période de l’engagisme ».

C’était lors de son discours d’ouverture de l’atelier de trois jours sur le thème “Exploring the contours of Indentured/Contract labour systems and Unfree labour in the Greater Indian ocean World and Beyond : Shared history, shared heritage and New perspectives” en collaboration avec l’Aapravasi Ghat Trust Fund.

Selon le ministre Teeluck, cet atelier qui a lieu quelques semaines après la tenue de la première réunion interministérielle de l’Indentured Labour Route Project (ILRP), conviée par Maurice avec la collaboration du Comité scientifique de l’ILRP, montre « l’intérêt grandissant des pays et tous ceux impliqués dans la recherche, la préservation et la diffusion de l’histoire sociale, économique et culturelle de l’engagisme ». Il a dans la foulée annoncé la tenue d’un deuxième webinaire l’année prochaine et la publication en ligne d’un ouvrage sur les recherches exposées durant ces trois jours d’atelier.

Le ministre Teeluck a indiqué que l’IOC a pour but de créer un réseau de professionnels- chercheurs, universitaires, historiens, anthropologues, écrivains, spécialiste du patrimoine – pour travailler en vue d’atteindre les objectifs de l’ILRP. Ces objectifs sont de partager des informations sur la période de l’engagisme pour créer le réseau ; de consolider les liens entre les pays qui ont expérimenté l’engagisme de sorte qu’il y ait une meilleure appréciation de cette histoire en partage et des relations qui les unissent ; de consolider les bases sur lesquelles elle repose, de développer et mettre en œuvre des projets pour une meilleure promotion de cette histoire ; d’établir de nouvelles perspectives de recherches et de diffuser les connaissances et la reconnaissance de l’engagisme en tant que phénomène international ; et de promouvoir la recherche sur le sujet.

À ce jour, l’IOC comprend 26 membres venus de Maurice, La Réunion, la Grande-Bretagne, l’Afrique du Sud, l’Inde, les États-Unis, le Danemark et le Kenya. Il accueille aussi des observateurs de la Grande-Bretagne, la Nouvelle-Zélande, l’Inde, de Trinidad et Tobago, d’Afrique du Sud et de la Guyane. Les intervenants lors de l’atelier se penchent sur l’aube de cette période, le recrutement et le fonctionnement du système, l’engagisme durant la période coloniale à Maurice, les expériences des immigrants et la mémoire et le patrimoine.