Pour la volleyeuse Ketty Céleste, sport et carrière sont au coude à coude . La jeune coiffeuse de 29 ans n’est pas du genre à faire les choses à moitié. Sacrée championne du championnat féminin 1B avec l’Union Sportive Beau-Bassin/Rose-Hill (USBBRH) la semaine dernière. Elle est aussi performante en handball pour avoir été plus d’une dizaine de fois championne.

Une robe courte qui lui sied bien, des cheveux lissés et un beau sourire, difficile de croire que Ketty Céleste “a toujours été un peu garçon manqué”. Dans sa maison à Coromandel, le nettoyage est nickel et un parfum de fraîcheur se répand à travers le salon à chaque fois que le diffuseur électrique est activé. Elle a beau être une championne de volley-ball et de handball, avoir un planning serré elle reste une femme d’intérieur. “Cela me fait plaisir de tenir ma maison de manière impeccable, et d’être aux petits soins pour mon époux.” Ce dernier est également sportif. “D’ailleurs on s’est connus sur un terrain.” Ce qui fait qu’il comprend ce qui se passe dans la tête de son épouse. Surtout, l’importance qu’occupe le sport dans sa vie.

Main de fer, gant de velours

La capitaine de l’USBBRH a pour particularité d’être “une compétitrice dans l’âme.” Maintes fois sacrée championne de Maurice en volley-ball et en handball, elle se débrouille pas mal en foot pour avoir pratiqué cette discipline pendant presque toute son adolescence. Elle s’y connaît aussi en tennis de table, en tennis, en speedminton, en badminton, etc. Elle a comme qualité, “ou défaut de ne jamais faire les choses à moitié” et excelle dans ces disciplines. “Ce qui ne m’aide pas c’est d’avoir de bons résultats dans les sport que je commence et d’avoir un bon niveau. C’est très souvent difficile de décrocher”.

Elle est aussi très impliquée dans l’entraînement des jeunes en handball et des volleyeuses de l’Union Sportive. Celle qui vient de remporter le championnat féminin 1B a débuté le volley en 2008. Ketty Céleste a presque toujours évolué au sein de l’Union Sportive. La particularité de l’attaquante, c’est d’être une véritable “guerrière sur le terrain. Je n’aime pas perdre, je me donne à fond et je mène mon équipe d’une main de fer”.

Très amateur de sport collectif, elle a pour principe de ne jamais sous-estimer l’adversaire. Pourtant, aussitôt hors piste, elle redevient une jeune femme souriante aux gants de velours, amicale, positive et au caractère tempéré.

Sport addict

Avec un oncle entraîneur de foot, l’univers de Ketty Céleste a toujours gravité autour du sport. Dès 6 ans, ses parents inscrivaient la cadette et fille unique de la famille au judo. A 10 ans, elle faisait déjà de l’athlétisme. A l’école primaire, elle fut la seule fille parmi une flopée de garçons à jouer au foot. Elle fut ensuite repérée par une sélection devenant  la plus jeune de son équipe. “Niveau éducation, j’avais beaucoup de potentiels. Toujours est-il que le sport passait en premier car j’étais du genre à ne pas aller en classe pour en faire”. Le handball et le volley-ball débarquèrent aussi.

En parallèle, à l’adolescence, elle a passé presque tout ces étés à apprendre sur le tas le métier de coiffeuse et esthéticienne dans différents salons de beauté. Son rêve étant aussi de se lancer dans les métiers de la beauté. Quelques années plus tard, une mauvaise expérience avec un patron autoritaire l’a confortée dans son choix de se mettre à son propre compte. Elle travaille aujourd’hui sur rendez-vous et offre un service à domicile à ses clientes. Ketty Céleste aurait pu ouvrir un institut de beauté, mais avoue avoir trop de mal à faire confiance, “surtout en ce qui concerne mon travail.”

Après ses classes secondaires, elle rejoint l’École hôtelière Sir Gaëtan Duval pour suivre des cours en Leisure & Entertainement. Fille du chanteur de séga Patrick Marimootoo, elle accompagnait souvent son père dans des événements. La sportive était la première à prendre le micro pour chanter et à danser. “J’aime chanter, danser et m’amuser et j’avais l’occasion de le faire tout en travaillant lors de mes différents stages”.

Malgré ses projets personnels et professionnels, ce qui est certain, c’est que le sport ne sera jamais très loin d’elle. “Je ne me mets pas de barrière. Je verrais avec le temps comment s’enchaîneront les choses et comment je vais les gérer”.