L’identité d’un des trois supposés promoteurs est connue. Océan Grand Gaube, qui concerne la construction d’appartements de luxe, a préféré jouer cartes sur table en précisant que la photo de la tractopelle ne le concerne pas. Dans un entretien à la presse, un représentant de la compagnie a ainsi assuré avoir fourni tous les documents nécessaires pour la construction de ce complexe résidentiel et que la plage restera accessible au public.

Les éco-activistes d’Aret Kokin Nu Laplaz, qui persistent et signent, disent que c’est une explication difficile à avaler. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, ces derniers s’expliquent : « Oui, nous ne dénonçons pas que la destruction des wetlands, mais aussi le projet Ocean Grand Gaube, car il se fait sur les Pas Géométriques. Et les constructions se font en plein sur la plage de sable. Est-ce normal alors que nous parlons d’érosion aggravée de nos côtes ? Et d’après nos relevés, ils construisent à moins de 30 mètres du High Water Mark. Ce qui est illégal. De plus, c’est dans une zone où il y avait un restant de sand dune qui est un officially known Environmentally Sensitive Area (ESA), le sandy beach & dune « SB08 Pointe Oscorne » identifié dans le ESA Study de 2009 du Ministère de l’Environnement.

Cet ESA est classifié comme étant de Category 2 avec un High Conservation Value. Les promoteurs ont déjà mis des fondations en béton en profondeur dans le ESA. Et ils sont tout contents de ne pas avoir de permis EIA (Environmental Impact Assessment). »