Une plainte a été formellement déposée et enregistrée à la station de police de Vacoas et Curepipe contre le professeur de musique du loreto junior school de Curepipe pour child grooming. Une jeune fille de 12 ans était en compagnie de sa mère et d’un avocat à la Brigade pour la protection des mineurs ce lundi 23 février 2026.
Alors que cette affaire fait grand bruit depuis plus d’une semaine, jusqu’à ce lundi 23 février au matin, aucune déposition formelle n’avait encore été consignée à la police. L’école s’est contentée de se rendre vendredi à la FSS, le Family Support Service du ministère de l’Égalité des genres et du Bien-être de la famille qui est seulement habilitée à prendre les signalements.
L’affaire remonte à juillet 2025, lorsque deux anciennes élèves, aujourd’hui âgées de 25 ans, dénoncent auprès de l’école des comportements jugés inappropriés de la part d’un professeur de musique. L’affaire émerge dans un premier temps à travers un commentaire publié sur Facebook, sous une publication liée à un spectacle de l’école primaire, dans lequel l’enseignant apparaît. Le commentaire questionne la présence de cet enseignant auprès d’enfants et utilise le terme de « pédophile ».
Dans cette affaire connue de l’établissement depuis, l’enseignant avait été suspendu un mois plus tard. La principale dénonciatrice, aujourd’hui âgée de 26 ans, mais mineure au moment des faits allégués avait, quant à elle, été invitée à assumer elle-même la responsabilité de porter plainte contre le présumé abuser.
Entre temps, l’école a été mis au courant de deux autres cas en octobre de 2025, mais s’est contentée de procéder à une enquête interne et de révoquer l’enseignant en janvier au lieu d’avertir les autorités civiles comme l’indique la loi. C’est une vidéo publiée sur Tiktok la semaine d’avant qui a fait réagir l’école en invitant les parents de tous les élèves de l’établissement pour les rassurer. Une opération qui s’est toutefois avérée vaine. Les parents se sont exprimés avec force face au management pour savoir pourquoi l’affaire n’avait pas été transmise à la police, au ministère de l’Éducation, à la FSS, entre autres. Des parents estiment qu’un vrai appel à témoin aurait dû être lancé. Même si le mail avait été donné oralement lors de la réunion parents/management jeudi dernier, ce n’est qu’aujourd’hui, en après-midi, que l’école a officiellement communiqué aux parents par mail une adresse email sur laquelle ils pourraient dénoncer d’autres cas.
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