L’homme d’affaires Reza Foolah a été interrogé “under warning” hier par le CCID sur les allégations de falsification du Bail Caller Register du poste de police de Flacq. Ce proche du ministre Sudhir Mudhoo a nié les accusations portées contre lui et avance qu’il n’a donné « aucune instruction » au constable Nuckcheddy pour falsifier sa signature alors qu’il devait se présenter au poste de police pour signaler sa présence, étant en liberté conditionnelle dans une affaire de “larceny obligatory writing”. Il avance qu’étant « souffrant », il n’avait pu faire le déplacement. Et d’ajouter qu’il comptait envoyer un certificat médical pour informer la police de Flacq.

Reza Foolah a été autorisé à partir hier après son interrogatoire, mais il sera à nouveau dans les locaux du CCID ce mercredi pour la suite de cet exercice. Les enquêteurs comptent examiner son cellulaire à l’Information and Technology Unit de la police pour établir s’il était en communication avec le constable Nuckcheddy en janvier. Déjà dans sa version, l’homme d’affaires avance ne pas connaître personnellement le policier, même s’il l’a vu dans le passé. Une décision sera prise sur le sort de Reza Foolah après ce deuxième jour d’interrogatoire. Alors qu’en début de semaine, le constable Nuckcheddy a été arrêté dans cette affaire pour faux et usage de faux. Il a été suspendu de ses fonctions.

Concernant une deuxième affaire de falsification, qui concerne le permis de Trafic Impact Assessment (TIA) octroyé à un projet de Reza Foolah, le CCID a indiqué que cette enquête sera considérée prochainement. Ce cas avait été rapporté au CCID par une ingénieure de la TMRSU, en septembre 2019, alléguant que sa signature « avait été falsifiée » dans le but de faire croire qu’elle avait approuvé le Trafic Impact Assessment.

D’ailleurs dans le cadre de cette falsification de document pour les besoins de l’autorisation du District Council de Flacq, le Building Contractor du projet de Reza Foolah à Boulet-Rouge, Gilbert Annea, a été arrêté et relâché sous caution en septembre dernier. Celui-ci a jusqu’ici fait prévaloir son droit au silence dans cette affaire de projet de complexe commercial et résidentiel.