Sa famille estime qu’une femme doit s’occuper de la maison et elle évoque des préceptes religieux

Une habitante de Bell-Village, âgée de 26 ans, a dénoncé son frère, un policier travaillant dans une unité basée aux Casernes centrales, qui a menacé de la kidnapper. La raison de cette menace est que la plaignante a trouvé un emploi comme aspirante enseignante (trainee teacher). Sa famille estime qu’une fille doit s’occuper de la maison tout en évoquant des préceptes religieux.

Mais la jeune femme en a assez d’être constamment harcelée et elle a porté plainte aux Casernes centrales, dimanche. La jeune femme avance qu’elle est mariée à un policier et qu’ils entretiennent de très bonnes relations. Elle a trouvé un emploi dernièrement car elle souhaite aider son époux pour les dépenses de la maison. Ce dernier l’a encouragée et il n’a rien trouvé à redire à ce sujet. Mais ayant appris la nouvelle, les parents et le frère de la plaignante, résidant à Vallée-des-Prêtres, n’étaient pas favorables à l’idée qu’elle travaille. Ils ont commencé à s’ingérer dans sa vie conjugale en lui demandant de démissionner. Ils lui ont fait comprendre que d’après leur conception de la religion, la femme n’a pas le droit de travailler, qu’elle doit s’habiller correctement et rester à la maison pour s’occuper de son époux.

À maintes reprises, la plaignante leur a demandé de cesser de la contacter. Ils lui ont également dit de se déconnecter sur les réseaux sociaux car elle pourrait être influencée par de « mauvaises personnes ». Elle a confié que dans le passé, son père et son frère l’avaient déjà agressée car elle avait un compte sur Facebook. Mais elle n’avait pas rapporté le cas à la police.

Cette fois-ci, elle déclare que son frère, policier de son état, a menacé de la kidnapper et de la défigurer si elle continue à utiliser les réseaux sociaux. Il lui a même interdit d’avoir un téléphone portable. La jeune femme dit craindre pour sa sécurité car son frère est susceptible de mettre ses menaces à exécution. Elle souhaite que sa famille la laisse vivre sa vie tranquillement avec son époux.

Elle devra retourner aux Casernes centrales ultérieurement pour un “further statement” car les enquêteurs souhaitent obtenir plus de précisions sur la nature et les mots exacts qui ont été utilisés contre elle par le suspect. Entre-temps, une enquête pour “threatening verbally” a été ouverte.