Frédéric Pavaday, professeur de musique au Loreto Junior School de Curepipe jusqu’en janvier dernier, arrêté le mardi 24 février, a comparu devant la cour ce jeudi sous une charge provisoire de Child ill-treatment.
La police s’est opposée à sa remise en liberté conditionnelle, invoquant un risque de fuite ainsi qu’un possible risque d’interférence avec des éléments de preuve.
Son avocat, Me Sacheen Boodhoo, a déclaré en cour que « the facts contained in the statement given by the alleged victim do not amount to an offence in law ». Selon lui, la déposition de la présumée victime ainsi que les accusations formulées en vertu de la loi ne constitueraient pas une infraction clairement définie.
L’affaire a été renvoyée au mardi 3 mars à 13 h 30.
Un autre membre de la défense, Me Sanjeev Teeluckdharry, a déclaré à la presse, à sa sortie du tribunal, être en faveur d’un enregistrement vidéo systématique des dépositions d’enfants par la police.
L’avocat Anoup Goodary a, pour sa part, indiqué qu’« il pourrait y avoir des surprises dans cette affaire ». Me Teeluckdharry a également affirmé qu’« il faut tracer une ligne de démarcation », ajoutant que la législation actuelle présenterait, selon lui, certains manquements.
Cette arrestation fait suite à une plainte déposée par une ex-élève du Loreto Junior School de Curepipe, âgée de 12 ans, le lundi 23 février au poste de police de Curepipe.

