• Après que la WMA a octroyé un contrat de Rs 21,4 M à RSL Security Services, cette instance d’arbitrage lui ordonne de réévaluer les offres soumises

La direction de la Wastewater Management Authority (WMA) vient de subir un revers devant l’Independent Review Panel (IRP) par rapport à un contrat de gardiennage octroyé à la firme RSL Security Services Ltd pour un montant d’environ Rs 21,4 millions. Dans un “ruling” rendu public le 6 juillet, l’IRP a ordonné la réévaluation des offres soumises à la WMA à la suite d’un exercice d’appel d’offres. En sus de cela, l’IRP exige qu’un « newly constituted Evaluation Committee » soit constitué pour réévaluer les cinq offres soumises à la WMA.

L’affaire remonte au 4 janvier 2021 lorsque la WMA décide de lancer un exercice d’appel d’offres pour assurer le service de gardiennage de 24 sites. À la fermeture des offres le 11 février, cinq compagnies avaient fait acte de candidature pour décrocher ce contrat réparti en trois lots. Après avoir mis sur pied un “Bid Evaluation Committee” pour identifier l’offre la plus basse, la WMA décide d’allouer le 4 mai le contrat à la compagne RSL Security Services pour un montant total de Rs 21 244 560.

Ayant eu vent de cette décision, RSK Security Services Ltd décide de contester ce choix. Elle s’appuie plus particulièrement sur un point distinct : la capacité de ladite compagnie à honorer ses engagements salariaux envers ses employés. Elle décide ainsi de saisir l’IRP le 13 mai pour dire que : « The public body is erred in not looking for any justification to substantiate this undertaking so as to determine the availability of funds of the lowest bidder and also decide whether it can fulfil the requirement of the Workers’ Right Act in paying a decent salary/wage to its workforce, which might otherwise result in poor service delivery in terms of incidence of thefs/damages to client’s assets which the workforce is deemed to safeguard seriously. »

Analysant les faits, l’IRP trouve que la contestation de Rapid Security Services est fondée. « This application for review is founded, in essence on the proposition that the successful bidder’s bid is abnormally low when taking into account the minimum wages and salaries to be paid to staff in line with applicable labour laws. The application for review further insists on the Respondent’s alleged failure to properly evaluate the Bids and the capacity of the successful bidder to perform the contract and satisfy all the conditions related thereto with the rates quoted », note l’IRP.

Ce dernier insiste sur le fait que la directive 52 du Procurement Policy Office ayant trait aux offres “abnormaly low” aurait dû être suivie scrupuleusement. Celle-ci stipule que le “Bid Evaluating Committee” est habilité à rechercher des éclaircissements auprès d’un soumissionnaire sur sa capacité d’honorer un contrat.

« The BEC despite concluding that the bid submitted by the successful bidder was lowest by 29% did not deem it fit to apply Directive 52 but simply concluded by mentioning that the BEC has no concern as to the ability of the bidder to perform the procurement contract without mentioning of how it has no concern. The panel views that Directive 52 should have been applied and/or the BEC should have mentioned in details of how it is satisfied that the successful bidder would have performed the contract despite being lower by 29% », fait remarquer l’IRP. Dans son “ruling”, cette instance d’arbitrage souligne qu’elle n’a pas d’autre choix que de recommander la réévaluation des offres par un différent comité d’évaluation.