• La magistrate Vidya Mungroo-Jugurnath ordonne ce matin à la police d’ouvrir une enquête à charge contre le directeur de Bo-Digital

Le directeur de Bo-Digital, Deepak Bonomally, se trouve désormais sous le coup d’un Contempt of Court et de parjure en cour dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de l’agent du MSM de Quartier-Militaire/Moka (No 8), Soopramanien Kistnen, aussi connu sous le sobriquet de Kaya. Ainsi, suite à une motion formulée lors de l’audition de jeudi dernier par le représentant du bureau du directeur des poursuites publiques, Me Azam Neerooa, demandant à la cour de sanctionner ce témoin pour ses réponses contradictoires à des questions similaires des hommes de loi, la magistrate du tribunal de Moka, Vidya Mungroo-Jugurnath, a fait état de son “ruling” ce matin à l’ouverture de l’audience.

Ainsi, la magistrate de la cour de Moka a ordonné que la police initie une enquête en raison des dépositions données par Deepak Bonomally dans l’enquête judiciaire, en ligne avec l’article 126 de l’Intermediary and District Court Act. La magistrate s’est appuyée sur des réponses confuses données par le directeur de Bo-Digital, notamment concernant son adresse résidentielle actuelle ou encore l’endroit où il se trouvait dans l’après-midi du 16 octobre 2020, le jour de la disparition de Kaya Kistnen, dont le cadavre, en partie calciné, avait été découvert dans un champ de cannes à Telfair, Moka, le 18 octobre dernier.

Devant les réponses contradictoires de ce témoin, dont la société avait bénéficié de la part de la State Trading Corporation (STC) d’une avance de Rs 309 millions pour l’acquisition d’équipements médicaux sous les COVID-19 Emergency Procedures, Me Neerooa avait déclaré en cour : « How many other lies do we need for him to be given the sweet taste of a penalty ? »

Après une longue hésitation, Deepak Bonomally avait finalement décidé de dévoiler le fait qu’il réside désormais dans un appartement à Phoenix, derrière le J&J Auditorium. Ce qui avait poussé Me Neerooa à affirmer en cour que le témoin avait été pris en flagrant délit de « giving false evidence », demandant de fait à la magistrate d’user de ses pouvoirs pour sévir contre un délit sous l’article 126 de la District and Intermediate Courts Act. La sous-section 2 de cet article stipule en effet : « Any person who, when heard as a witness in any such case or inquiry, gives false evidence, shall commit an offence and shall be liable, on conviction, to imprisonment for a term not exceeding 2 years. » Affaire à suivre…