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Les suspects « on remand » seront désormais transférés en prison après une semaine passée en « police cell », au lieu de 14 jours, comme tel est habituellement le cas. Cette décision a été prise à la suite d’un « coordinating meeting » entre le commissaire de police et le service pénitentiaire lundi.

Dans un communiqué émis par le DCP Krishna Jhugroo, adressé aux Divisional Commanders et Branch Officers, mention est faite que « detainees may be remanded to jail after seven days instead of 14 days in police cell ». Et de poursuivre : « Thus, police prosecutors should make proper motion before the relevant magistrate. » Un haut gradé des Police Headquarters justifie cette mesure par un manque de cellules libres dans les postes de police.

« Les cours de district sont fermées, et les suspects doivent attendre une décision judiciaire. De même, la police appréhende d’autres individus, recherchés pour divers délits. Il devient dès lors difficile de trouver une cellule libre », explique notre interlocuteur. Ce dernier précise que « tous les postes de police ne disposent pas de cellules appropriées » pour garder les suspects. À titre d’exemple, la Northern Division dispose de seulement 27 cellules pour… 29 détenus. Deux autres suspects rapportés à la même division ont, eux, été placés au Vacoas Detention Centre.

« Avec le coronavirus, nous devons dans la mesure du possible ne mettre qu’un seul détenu par cellule afin de respecter la distanciation sociale », explique le haut gradé. Selon nos renseignements, une partie du Vacoas Detention Centre est réservée à certaines catégories de suspects devant être isolés, à l’instar de personnes qui se sont enfuies d’un centre de quarantaine et qui ont été rattrapées par la police.

Par ailleurs, les Divisional Commanders et Branch Officers privilégient aussi la libération sur parole dans le cadre d’arrestations liées à des délits mineurs. « Auparavant, nous confirmions le lieu de résidence du suspect ainsi que son numéro de contact et celui d’un de ses proches avant de le laisser partir. Avec évidemment comme ordre absolu de n’avoir aucun contact avec les victimes », explique notre interlocuteur. Et d’ajouter qu’aussitôt la levée du couvre-feu, « ces suspects seront présentés en justice ».