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Le Business As Usual adopté, contrairement au protocole en vigueur depuis le 30 août, dérange ses collègues

Incompréhension au Fisheries Post de Bambous-Virieux depuis vendredi dernier. Les gardes-pêche ont en effet été contraints de travailler dans un local non désinfecté après qu’un de leurs collègues a été testé positif au Covid-19. Leur supérieur avait laissé entendre qu’une équipe viendrait pour la désinfection, mais ils ont attendu en vain.
Inquiétudes et colère parmi les Fisheries Protection Officers basés à Bambous-Virieux depuis la fin de la semaine dernière. Ils ont appris qu’un des leurs avait été contaminé au Covid-19 et les différentes démarches entreprises en vue de connaître la marche à suivre ont été suivies d’une simple visite, où une copie du protocole leur a été remise. Les officiers de service ont attendu pendant tout le week-end que le poste soit désinfecté, ce qui n’a pas été fait.

Entre-temps, ils doivent continuer à assurer le service, soit estampiller les cartes des pêcheurs pour mauvais temps et monter la surveillance. Ce qui surprend, c’est que le nouveau protocole en vigueur dans le Service Civil, en date du 30 août, stipule tout à fait le contraire. On peut ainsi lire à la page 2 du document : « Any Public Officer who has been in contact with a Covid-19 positive suspected case, should immediately inform his Management/Do not come to work. Do not take public transportation or taxis/Stay home and away from others. »

De plus, la lettre circulaire du ministère invite les responsables des différents départements du gouvernement à prendre les dispositions nécessaires afin que le protocole soit appliqué dans toute sa rigueur. La compagnie détenant le contrat de nettoyage du poste devait faire le nécessaire pour la désinfection des lieux. Cependant, au moment des faits, le préposé avait déjà entrepris ses tâches habituelles, et comme c’était le week-end, rien de spécifique au terme du protocole n’a été entrepris.

L’inconvénient, c’est qu’il s’agit d’un petit poste, et tous les officiers partagent le même bureau et doivent consigner les entrées dans le même Diary Book et autres registres. Avant que ce cas ne soit confirmé, le poste a également reçu des membres du public, dont des pêcheurs, qui viennent pour faire signer leur carte ou déclarer leurs prises.
Cette situation témoigne du laisser-aller qu’il y a à plusieurs niveaux ces jours-ci concernant les cas de Covid-19 sur le lieu de travail. La semaine dernière, des employés d’une société basée à Ébène s’étaient vu refuser des tests PCR, à la fois au niveau de leur administration et de l’hôpital, après qu’ils ont porté secours à une collègue malade. Celle-ci a par la suite été testée positive au Covid-19. Ses collègues ont été contraints de reprendre le travail, faute de quoi ils seraient licenciés.

Par ailleurs, lors d’une rencontre avec les dirigeants de la Fédération des travailleurs unis (FTU), les cadres du ministère du Travail ont laissé entendre que des Regulations seraient bientôt publiées concernant la gestion du Covid-19 en milieu professionnel. Jusqu’ici, c’était surtout le secteur privé qui était pointé du doigt. Toutefois, avec ce cas au Fisheries Protection Office de Bambous-Virieux, des manquements au niveau du Service Civil sont également dévoilés.