La CID de la Western Division et la police d’Albion ont ouvert une enquête pour faire la lumière sur les circonstances de la mort d’un pasteur de 67 ans, décédé lundi matin de « causes naturelles », selon un médecin du privé. Le corps du sexagénaire, qui était à la tête d’un mouvement créé dans les années 80, et qui regroupe aujourd’hui plusieurs lieux de culte, a été envoyé dans les locaux d’une agence funéraire de Petit-Rivière. Sauf que les funérailles ont été annulées par la fille du pasteur, une comptable de 42 ans, qui s’est rendue au poste de police d’Albion, disant soupçonner un possible « foul play ».

Dans sa déposition, elle explique d’abord que son père a divorcé de sa mère avant de prendre pour nouvelle épouse une femme de 38 ans. Depuis deux semaines, dit-elle, son père n’était pas en bonne santé, ajoutant que ses collègues et elle lui avaient même acheté des médicaments. Ce qui l’intrigue, c’est que malgré l’état de santé déclinant de son père, la seconde épouse de ce dernier ne l’a jamais contactée, pas plus que ses sœurs, pour les en informer. Aussi trouve-t-elle « étrange » les circonstances du décès de son père.

Dans la soirée de lundi, la police a pris possession du corps du pasteur pour le transférer à la morgue de l’hôpital Jeetoo en vue d’effectuer une autopsie, qui s’est déroulée sous les instructions du Dr Sudesh Kumar Gungadin, chef du département médico-légal de la police. L’équipe médico-légale attendait cependant les résultats du test ANTI-COVID avant de procéder à cet exercice.

Entretemps, la police a interrogé la nouvelle épouse du pasteur, qui a affirmé que la victime souffrait de problèmes respiratoires et se plaignait de douleurs d’estomac. Le sexagénaire, affirme-t-elle, aurait cependant refusé toute assistance médicale. Après avoir consigné sa version des faits, elle a été autorisée à partir. La police attend les conclusions de l’autopsie avant de décider de la marche à suivre.