Échouage du MV Wakashio : Volte-face du capitaine Nandeshwar

Le capitaine du MV Wakashio, Sunil Kumar Nandeshwar, bien que devant être interrogé au Central CID mercredi, a déclaré aux enquêteurs qu’il ne souhaitait plus être représenté par Yousuf Mohamed, SC, qui avait pourtant demandé la radiation de l’accusation provisoire de “endangering safe navigation of a vessel” au tribunal de Port-Louis lundi.

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L’interrogatoire d’hier devait être axé sur une étape importante, afin d’expliquer la trajectoire du vraquier, qui s’est échoué sur les récifs de Pointe-d’Esny le 25 juillet dernier. Les versions de Sunil Kumar Nandeshwar et de son second, Tilak Ratna Suboda, comportant plusieurs divergences, la police a tenu à ce qu’ils soient représentés par deux avocats différents, car c’est Me Kushal Lobine qui assistait les deux hommes au début de l’enquête.

Avec ce développement majeur survenu mercredi, les enquêteurs ont préféré repousser l’interrogatoire. Me Ilshad Munsoor, représentant le propriétaire du MV Wakashio, devrait de fait assister Sunil Kumar Nandeshwar si ce dernier ne se trouve pas un avocat dans un délai raisonnable. Le capitaine n’a aussi pas encore déclaré à la police si le MV Wakashio transportait quelconque produit ou marchandise.

La police est en possession de certains éléments d’information, remis par le département du Shipping, qui a aussi initié une enquête. Le capitaine a fait savoir qu’il ne se trouvait pas dans sa cabine lorsque le vraquier s’est échoué sur les récifs, rejetant de facto le blâme sur son second. Mais le Srilankais Tilak Ratna Suboda avance que c’est le capitaine qui donnait les instructions sur la route que devait suivre le bateau, et qu’il ne peut donc être tenu responsable du drame. Seul point commun entre les deux versions : une fête s’est bel et bien tenue à bord le 25 juillet.

De son côté, le CCID estime que le naufrage du navire résulte d’une négligence humaine. Les membres d’équipage interrogés par la police ont par ailleurs tous affirmé ne « rien savoir » sur le parcours que devait emprunter le vraquier, n’ayant pas de compétences dans ce domaine. Ils sont cependant conscients qu’ils devaient se rendre au Brésil. Selon eux, « c’est le capitaine qui décide de la “sea route” ».

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