Enquêtes – Collaboration internationale FCC : Attachment Order de 3,5 M d’euros contre Maduro

Maurice fait partie du réseau de juridictions internationales engagées dans des investigations transfrontalières pour le délit de blanchiment impliquant le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro. Ce dernier, qui est arrivé aujourd’hui (ce lundi) pour comparaître devant un tribunal de New York, deux jours après avoir été enlevé à Caracas lors d’une opération militaire américaine choc. En effet, en fin de journée d’hier, la Financial Crimes Commission a obtenu, hier, de la Cour suprême un Criminal Attachment Order pour un montant de 3,5 millions d’euros, ayant fait l’objet de placement dans une banque commerciale à Maurice.
Les premières indications sont que cette décision s’inscrit dans le cadre d’une affaire de corruption au préjudice d’une des sociétés pétrolières opérant au Venezuela, en l’occurrence la PDVSA Venezuela State Oil Company. Ce transfert de fonds illégal à Maurice, qui fait l’objet d’enquête de la Financial Crimes Commission depuis quelque temps, est au bénéficie direct de Nicolas Maduro. Pour les besoins de cette enquête, la Financial Crimes Commission travaille en étroite collaboration avec des instances et autorités internationales et surtout américaines.
A ce stade, le montant total de blanchiment de fonds reprochés à l’ancien président vénézuélien est estimé à 1,2 milliards de dollars américains. L’enquête sur le volet à Maurice se poursuit avec très probablement des représentants des autorités américaines devant faire l’objet de déplacement à Maurice pour des consultations approfondies.
L’Agence France Presse mande que détenu depuis samedi soir Brooklyn, dans l’un des centres de détention les plus gros des Etats-Unis, connu pour son insalubrité et sa gestion défaillante, il doit répondre de quatre chefs d’accusation de trafic de drogue ainsi que de détention d’armes automatiques.
Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores, 69 ans, sont visés par un nouvel acte d’accusation publié samedi, ainsi que quatre autres personnes dont le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello, considéré comme l’un des hommes les plus puissants du pays, et le fils de Nicolas Maduro.
Il « est aujourd’hui à la tête d’un gouvernement corrompu et illégitime qui, depuis des décennies, a utilisé le pouvoir de l’Etat pour protéger et promouvoir des activités illégales, notamment le trafic de drogue. Ce trafic a enrichi et solidifié l’emprise de l’élite politique et militaire vénézuélienne », écrit l’acte d’accusation.
Ils sont notamment accusés de s’être alliés avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), que Washington considère comme « terroriste », ainsi qu’à des cartels criminels pour « acheminer des tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis ».
D’autre part, de nombreux pays contestent la légalité de l’intervention américaine, présentée par les Etats-Unis comme une « opération de police ». Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit ce lundi à la demande du Venezuela, requête relayée par la Colombie.

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