Un habitant de Fond-du-Sac, âgé de 28 ans, ayant travaillé avec une équipe de sécurité privée, qui escorte l’ex-Premier ministre, Navin Ramgoolam, lors de ses sorties, a porté plainte à la police mardi pour diffusion de fausses informations contre une page Facebook, l’ayant associé à la saisie de Rs 105 M d’héroïne. L’ADSU avait mené une opération à Diagonal Road, soit chez Rishiraj Boojhawon le vendredi 19 mars. Des colis de drogue, dissimulés sous la terre dans son arrière-cour, avaient été découverts. Le suspect est en détention.

Dans sa plainte qu’il a logée, assisté de l’avocat Yatin Varma, le Security Officer a indiqué à la police qu’il était chez lui, le lendemain de cette saisie, quand un ami lui a envoyé une vidéo en circulation sur les réseaux sociaux. L’auteur de la vidéo a fait croire que le jeune homme avait été arrêté par l’ADSU dans cette affaire de drogue, et non Rishiraj Boojhawon. Et d’ajouter que le clip montre son visage à côté de Navin Ramgoolam lors des sorties publiques du leader du Parti Travailliste. Le jeune homme avance qu’il faisait partie d’une équipe d’escortes privés de l’ex-PM, Navin Ramgoolam, mais qu’il travaille aujourd’hui au sein d’une compagnie de sécurité.

Depuis la diffusion de cette vidéo sur les réseaux sociaux, le Security Officer avance que plusieurs internautes ont fait des commentaires désobligeants à son égard et que certains l’ont même menacé. Il avance que cette ‘fake news’ lui porte préjudice dans son travail et sa vie privée. Et d’ajouter que des personnes dans la région croient toujours que c’est chez lui que se serait déroulée cette fouille. Le jeune homme a concédé qu’il connaissait Rishiraj Boojhawon, car ils habitent la même localité. Mais il a précisé qu’il « ne sait rien » sur la vie privée du suspect. Cette affaire sera relayée à la Cybercrime Unit. Les enquêteurs soupçonnent que cette vidéo a été montée dans le but de nuire à certaines personnes politiquement.

Du côté de l’enquête de l’ADSU, Rishiraj Boojhawon garde toujours le silence sur la provenance de cette drogue. La police estime qu’une fois entrée sur notre territoire, l’héroïne a été directement acheminée chez ce suspect, car les emballages n’ont pas été ouverts. La thèse de l’arrivée de cette cargaison par voie maritime est privilégiée par l’ADSU car, avec les équipements à l’aéroport, la police estime peu probable que cette quantité d’héroïne ait pu échapper aux autorités. Les enquêteurs espèrent glaner certaines informations sur le cellulaire du suspect, qui est en possession de l’ADSU.